ÉLECTION DU MINISTÈRE
et le Carrousel. Les Suisses étaient massacrés sans défense ; un sentiment de vengeance et de rage animait les vainqueurs, et plus encore une populace qui n'a* vait pas combattu. L? Assemblée éprouvait de douloureuses impressions,' en. apprenant ces actes sanguinaires. «Quels cannibales! » s'écriait Vergniaud. On aurait voulu arrêter ces horreurs. De publiques louanges furent adressées à un homme qui venait de sauver un soldat suisse et Tavait amené dans la salle.
Des pétitionnaires se présentaient pour réclamer encore la déchéance ; Yergniaud leur expliqua que la suspension était une mesure équivalente et suffisait pour rassurer contre 1^ trahisons du chef du pouvoir exécutif- Il espérait que lé peuple voudrait bien connaître et entendre la vérité.
On ne pouvait manquer de songer aux armées. Douze commissaires furent choisis pour s'y rendre. ^
Un des grands sujets de réclamation contre TÂssemblée constituante et contre-son œuvre constitutionneWe avait été la condition d'un cens de contribution directCi équivalant à trois journées de travail, exigé pour l'exercice des fonctions électorales* Il lut décrété que tout citoyen âgé xle vingt-cinq ans vivant du produit de son travail, serait dorénavant admis à voter dans les assemblées primaires.
Les plus grandes questions d'où allaient dépendre le sort et l'avenir du pays, n'étaient pas, ne pouvaient pas être examinées. La force venait de les trancher et ne permettait plus à la raison de les discuter. Les appels nominaux constatèrent qu'une Assemblée de sept cent cinquante membres ne comptait plus que deux cent quatre-vingt-quatre votants. Brissot, qui semblait.