‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 43 sur 88 · ADRESSES ET PÉTITION · texte numérisé non relu

ADRESSES ET PÉTITION

privjiit de liberté cette Assemblée, la plus- xiénuée d^ force et d'énergie qui se -soit inoii4;rëe dans nos annales révolutionnaires; elle était courbée sous Toppression du dehors. La moitié de ses longues séapçes, qui duraient de huit heures du matin à quati*è heures du soir, et de six à 6hz^ heures , était employée à recevoir . des adresses , dés pétitionnaire^ ou des députatiojis. Lé moindre inconvénient de taiit de folies déclamatoires, de -tgmt de proposition^ pu d'exigences absurdes, était de. faire perdre le'' temps de F Assemblée et de nuire à sa dignité; mais il lui fallait honorer, respecter même, un langage et des. principes qui faussaient le sens public, qui exaltaient les esprits et contribuaient ainsi à entraîner le paysdans des voies funestes. ^ ^

Tantôt on introduisait; sous le nom d'orateur du genre humain , un Prussien , Anachàrsis Glôotzy qui venait, déclarer que bientôt il n'y aurait plus d*ésr clavés sur la^ terre; qu'un porte-iQourôunc, uu pouvoir exécutif couronné était toujours un ; pouvoir désQrganiôatfeur; puis il proiuettait qu'une légion prussienne allait se former par les soldate qui déserté* raient les drapeaux du Sîardàn^pale bràndebourgeois , et affirmait que tous les hommes éékiirés dé son pays, généraux ou hommes d'État , étaient opposés à l'air liàU^e autrichienne. A l'en croire, le moment .était venu de rapatrier tous, les 'membres de la. ianaille humaine pài*. là prdmutgation du principe ^de la soulretaineté du genre humain.

Unp députation composée des; :hommès qui'ayaiétit renversera statue de Henri IV disait: ce Les vertus de Henri IV nous ont arrêtés quelque temps, mais on

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S'est souvenu qu*îl D^é^it pas roi constitutionnel, et la statue du despote est tombée i »

' Un orateur célèbre dans lés faubourgs , et qu'on nommait le patriote Gonchoiï , venait donner dés conseils et des directions à l'Assemblée; Peignant l'â^ge d'or qui alkit commencer après 4à chuté des tyrans, il disait : «'Notice corps social ne présentera pîuô* un tro^Tc décharné, surmonté d'aune tête hideuse et nourri de la substaiice de tous, mais des' hommes réunis par le devoir et le patriotisme. Nos beaux esprits s'oçcu^ pént depuis longtemps d^une balance politique; nous l'avons trouvée sans la chercher : elle est dans: le cœur de l'homme. Ayez un 'gouvernement t}ui mette le p^ùvrèrau-dessùs'de ses Faibles ressources et le riolie au-dessous de ses moyens : l'équilibre sera pfiirfait*-^ Non, législateurs, nous ne coiffons J)lus la liberté avec une coùronfaè ; elle ^st si bien avec son bonnet de laine! ih \

Des pétitionnaires demandèrent que le titre de citoyen fût accordé aux étrangjBrs qui , par leu^s écrits, avaient défendu là cause de la. liberté. Cette proposition excita une sorte d'enthousiasme dans- l'Assemblée. Les orateurs . d€ la Gironde s'éprirent d'une si belle idéej on discuta sùr.lë mode d'exécution. Cornment choisir les hommes à qui on décernerait un tel honneur ? Ne faut-il pas craindre de le trop prodiguer? Peut-être l'accorderait-on à des hommes qui n'en seiltij^nt pas tout'lé prix. — On'devrait attendre qu'ils en témoignassent le désir. Guaàet s'étonna- qu'une pareille supposition fût venue à Is^ pénl^ée d'un aoti de là liberté :,« Lprsqûe la ville d'Athènes, disait-il, offrit à Hercule le titre de: citoyen , ce' héros ne l'avait pas demandé! >^

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