LA COMMUEE DE PARIS
Le dJécret fut renclu. Parmi les étrangers qui furent placés SUT la liste se trouva lé nomiie Schiller- Il avait fait les Brigands et. un drame de .Fiésque qu'U avait intitulé : Tragédie républicaine. Soii brevet fut envoyé a la nlunicipalité (Je Strasbourg , afin qu'ielte^ le fît parvenir à Schiller. .Laguérre. rendait les communica^ tipns difficiles. Ce' fui setilement aprèç la p^x. que Schiller reçut le décret. 11 n'avait pas trois ans dé date, -et des membre» dé T Assemblée qui en avaient signé l'expédition^ pas uii n'avait suryédu. Ils avaient toii9 péri stir/l'échafa^d. V . ;
Les Réputations venues dti eonéeil de la commune avaient un caractère tout autrement grave ;. elles apportaient de menaçantes injonctions. * L'Assepiiblée tardait parfois à obéir aux sanguinaires yolpiités d'un pouvoir qu'elle n'osait pas combattre / mais elle finis^ sait par céder. La réunion des commisslgâres de section, qui depuis la nuit du 10 août siégeait à l'Hôtel de y illp , avait conservé son autorité dictatoriale sûr les bandes de Pinsurrectidii; elle ne. les faisait pas rentrer dans Tordre; elle ne délivrait point Paris de là terreur^; . qui pesait sur toutes les classesr d'habi^ tants. Au contraire, elle tenait sur pied les soldats de l'émeute^ afin de les déchaîner à volonté ^t -de donner un but à leur fureur. ^
Marat, après s'être caché pendant la journée du combat, était venu prendre sa place au conseil de la commune. Robespierrem'y avait paru que le 1^ août^ leur poltronnerie, toute publique qu'elle était, ne les avait point dépopularisés. Les déclamations d«i l'un, la démence révolutionnaire de l'autre, suffisaient pour leur gagner tes suffrages et la confiance de leur parti.