‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 45 sur 88 · LA. COMMUNE && PARIS · texte numérisé non relu

LA. COMMUNE && PARIS

Pétiop. n'avait. plus aucuii rôle;' sa. nullité était trop bien constatée pour qu'on s'ooc^pàt. de lui. Manuel avait une obéissance.plus active; il consentait à rester rinstruïnent zélé d'opinions plus passionnées que les siennes, . ^ .

Mais le conseil comptait des bommès d'une ardeur énergique, livrés à tout l'enivrement de leur victoire révolutionnaire : Chénier^ Louvet, Camille Desmou-lihs , . Tàllieja , Collot d'Hcirbois , Fahre d'Églantine , Cbaumette; au dejià de tou9 Billaud*:Varénnes> le plqs féroce peut-être de tous les hommes de sang. Gomme Robespierre, on ne l'avait point vu a l'Hôteî de Ville pendant la journé-e du 40; ils étaient accourus quand il n'y avait plus de combat à livrer, mais d.es écha-^ fauds à dresser*: , . •

A ces noms^ où s'est; attachée quelque célébrité, ppuji^r aient en être, ajoutés d'autres . restés obscur 9, malgré leurs crimes, mais qui,, par leur grossièreté même, avaient du pouvoir sur une plèbe corrompue, et par là une sorte d'influence dans l'ét^t-majpr de la Révolution. Au conseil de la çoînmu^e se rattachaient par deaf relations intimes q'uëlques membres de l'Assemblée. Chabot, Bazire, Révère j

Dauton avait dominé cette faction' avaiat le tO août et pendant {a journée ; maintenant il était ministre. Jl s'était élevé au-^e^siusde ses camarades de révolution; il avait un pouvoir de gouvernement; ^on lé saVait avide d'argent, et l'op supposait qu'il profiterait de l'occasion. N'ayant- pas. le loisir de siéger avec feux, il ne pouvait pîus leur imposer par sa présenfîé et

,sa supériorité ;: d'ailleurs , une troupe est toujours

* Garat. ' ; ^

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moins diâcipimable après la victoire. L'envie ne tiarda point à s'éveiller parmi eux;, ils en vinrent bientôt à dire* que Danton commençait à s'aristocratiser;- de , sorte que ce qui se passait à là municipalité n'émanait -plus de son intention iet de sa volonté. ' ,

' Ce n'étaient point des institutions libérales ou démocratiques; ce n'étaient point des. garanties à placel* dan^ une cpristitTation nouvelle ; ce n'étaient pas même deà mesures destinées à augmeritet le bieû-être des classes pauvres et Souffrantes , que les hommes de la commune voulaient imposer à F Assemblée nationale. Cette Assemblée eût été , par sa pjcopre ' impulsion , disposée à rechercher uûe telle popularité; maiâ les . circonstances ne pertnettaient pas de s^èn'occuper avec -étude et réflexiofi. Tout était voté par précipitation bu sommairement proposé. On décrétait le pjstrtàgé de tous les'biens communaux ; on deipandait que les propriétés des émigré& fussent vendues suMcrchamp par petites portions; un député voulait que tous les châtestux fussent rasés. . Puis . l'Assemblée constituante était blâmée d'avoir reconnu que certaines redevances foticièrés n'étaient point dçs obligations féodales, mais de véritables propriétéè. Lé suffrage universel pronris dès le premier jour dévehait l'objet de décrets réglementaires. Sur les plus simples dénonciations, des administrations départementales étaient destituées. Les commissaires du roi près* les tribunaux étaient supprimés, car, disait, un député de là 6i- . ronde : w leur • noriiinatiori est un titre de réprobation. )) ^ ^ . .

louant â lar commune de Paris, qIIc n'avait qii'uoe

* Gonversation de Chjabpt et àe Soulàvie. — Mémoires du règne de Louis XVI.

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