LONGWI EST PRIS
d'où la Conirenlion nationale devait émaner; les complaisances* et les concessions de rAssemblée ne leur suffisaient point. Le tûbunal eitraordinaire procédait avec une sorte, de formalité qui entraînait des lenteurs ; les. prisonniers d'Orléans, malgré un nouveau décret accordé par rAssemblée à des exigences réitérées , conservaient encore quelques garanties légales. D'ailleurs y le plein pouvoir de police , gui, avait été conféré à râutorité municipale , était journelleineùt employé avec un zèle si ardent qu'il eût été gênant et grave d^avoir à en rendre compte. Des arrestations nombreuses avaient eu lieu; des visites domidliaires, des saisies de papiers étaient sans formalités, sans prétexte , au gré des moindres agents , pratiquées à Paris et même. dans la contrée environnante, sans nul souci des autorités loeales. Les vols et le pillage étaient souvent le véritable but de ces expéditions. Les prisons commençaient à SL^plir et l'on en ^établissait de nouvelles. La plupart des jpurniàiux avaient été supprimés; plusieurs journalistes avaient été arrêtés; les lettres étaient ouvertes à fa poste* ' Les meneurs et les principaux agenisde la commune èa avaient fait trop ou trop peu ; ils ne pouvaient en rester là.
Les nouvelles qui arrivèrent du théâtre dé la guerre rendirent la situation plus convulsive encore. Lohgwi avait été rendu à l'enûemi presque sans résistance; selon les râipports des Commissaires de rAssemblée et des administrateurs du département, la bourgeoisie et la municipalité avaient pressé le commandant de capituler, et la garnison avait cédé aur sollicitations des habitants.