PROJETS DE MASSACRES
Un sentiment de Burprise et d'effroi, une vive indignation contre ce manque de patriotisme et de courage éclatèrent dans UÂssemblée ; elle ordonna en toute hâte les naesures nécessaires pour faire arriver' le plus promptement possible des renforts aux armées et potir encourager les populations à la défense du territoire. La Gironde montra une sincère ardeur pour imprimer à Tesprit public l'éfaergie et le inoûvement qui pouvaient sauver la France. Vergniaud fut l'orgatie éloquent, du sentiment National; ce (juMl y avait de déclamation et de jactance dans son langage, l'absence d'esprit pratique étaient en harmonie avec la disposition des esprits et le ton général de l'opinion. Soûs la tyrannie et répouvâtite qui opprimaient les âmes , subsistait encore une cofUfagëuse haine contre l'invasion étrangère, une révolte contre le joug qu'elfe voulait imposer à la France.
D'autres sentiments animaient les hommes qui s'étaient emparés d'uii pouvoir qu'ils exerçaient avec toute la rudesse du despotisme et tout le désordre de l'anarchie. Pour euï, ce n'était pas le territoire qu'il s'agissait, de défendre; ce li'était point la patrie- qu'ils avaient à sauver; ils s^occupaient à se préserver de justes et inévitables vengeances, et à maintenir le bouleversement qu'ils venaient de faire subir à la société.
« Les Allemands arrivent, disait Chabot; ils veulent nous pendre et délivrer le tyran; et nous, nous voulons pendre le tyran , chasser les Allemands , nous saisir de leurs rois, les conduire à la barre ,^ en exiger un hommage à la souveraineté du peuple, les tenir prisonniers et demander une rançon considérable, qui sera distribuée à nos frères les sans-culottes, vain-