PROJETS DÉ MASSACRES
queurs du 1 août. Puis nous iépons h procès de Capetv.«. je sais bien que dans peu, nous pouvons être tués, maïs nous en/tuerons aussi* La^ soumission vaudrait mieux de la part de nos ennemis et de toutes ces familles d'aristocrates; car il peut se faire que nous leçextermiiiions.; Soumission ou extermination ; voilà la devise dé notre futur gouvernement. » '
€es pensées s'iajdutant à la sanguinaire exaltation de Maraty de Billaud-Varennes et de leur entourage è^ la commune, devaient précipiter rexécution et Taccomplissement de leurs projets. -
Mais cet immense massacre, idée fixe de Marat, k laquelle il avait amené ses amis , ne pouvait s^e pro^ duire que sous un- prétexte politique. Pour en faire une grande journée dé la Révolution, il fallait la placer sous le patronage de Danton : autrement ce carnage n'eût été qu'un abomiùable désordre et pouvait même être réprimé ou puni.
Tous lès témoignages contemporaii» portent à croire que cet effroyable dessein n'entra point spoùtanéniènt dans la conception de Danton. Mais le soin de^ coliserver son pouvoir et sa situatipA', l'associait de toiita nécessité à ces hommes de âang. Rompre avec eux, leur résister, s^oppos^, à leurs crimes; c'eût été faire un pas en arrière; e^était changer dé route et passer aux Girondins \ « Outrer la Révolution> disailril, a moins de danger que de. rester en deçà; il faut avant tout s'assurer le champ de bataille. >) Cette politique aussi imprévoyante que dé* téstable, cet adage cité par de vulgaires adoiirateurs, devaient le conduire à un prochain échafaud.
* Le Vie$»ai OordêUef,