HBSURES PRISES PAR LA COMMUNE
la capitale était compromis par cette désorgaaisa- I tion.
€houdieu prit cette occasion pour s'expliquer sur la conduite de la municipalité. «Je ne craindrai pas^ dit-il, de parler contre elle , quoique ses membres se prétendent représentants du peuple. Il est temps de le dire : elle désorganise tout; elle entravé tout; elle ne mérite pas la confiance publique. Des commissaires chargés seulement de se Concerter, le 10 août, pour quelque opération, se sont érigés en municipalité. Ils suspendent le maire de ses fonctions; ils se permettent des actes arbitraires; je demande que la commission fasse un rapport, séance tenante, sur cette munir cipalité. » ' . ^
. Le ministre, encouragé par ce langage, raconta qu'un commissaire (Je la commune avait forcé les portes du garde-meuble de la couronne et enlevé, à main anbée, plusieurs effets précieux.
Puis un député ajouta qu'un autre commissaire municibal était maintenant détenu pour avoir commis un larcin aux Tuileries.
Les plaintes se succédaient : un jeune homme, pro<: tégé de Brissot,, un des rédacteurs de son journal, GireyrDupre avait été ioiandé à la munijcipalité pour s'expliquer sur un article qui avait offensé le conseil général. Il réclamait , et sa pétition était une viye^ attaque contre le despotisme municipal. «Il est temps que l'Assemblée fasse cesser tous ces désordres; qu'elle rende au peuple ses, droits ; qu'elle maintienne là liberté individuelle et la liberté de la presse contre lés entreprises des usurpateurs. Le moment presse; le co:^ps électoM va s'assembler; il importé de le soustraire à l'influeiice de quelques intrigants. »
240 MESURES PRISES PAR LA COMMtJ^E.
Peu de joursi auparavant,, ce même journaliste savait imprimé : .(< Nous sommées forcés, de combattra nos ennemis avec les armes du despotisme : c'est un mallieurj le salut du peuple Texige^àin^i. m Maintenant que les Girondins se croyaient menacés, que la faction municipale voulait ks écarter des élections, le coUrage et l'amour de la liberté leur rentraient au cœur avec le Sientiment de la défense personnelle.
Un nouvcrau fait vint aggraver la plainte de Girey- Dûpré/ Dès homjnes armés envoyés par l'autorité municipale avaient investi l'hôtel du ininistre' de la guerre, sous prétexte que l'imprimeur du Patriote français devait s'y trouver.
Ces réclamations multipliées avaient ému P Assemblée. Elle voulut que la commission, à qui elles avaient été reavoyée.s, fît son rapport sur-lei-champ. iGrangeneuve proposa que l'aiiciènnQ municipalité reprît ses fonctions. Guadet proposa un projet de décret; le préambule déclarait d'abord que les ^ comipissaires qiii siégeaient illégalement à l'Hôtel de Ville avaient bien mérité de la patrie, ainsi que les fédérés et lés citoyens de Paris,, qui avaient combattu pour la libetté; mais on. ordonnait que chaque section procéderait à une noUvçUe élection dô deux commissaires, qui formeraient provisoirement le conseil général* Le pouvoir exécutif était chargé d'assurer l'exécution de la loi qui mettait là force ariïiée à la seule réqui-*
sition du maire de Paris.
. Le lendemain, 31 août, Vergaiàud fit un rapport sur la plainte de Girey-Dupré. Les mandats décernés contre lui étaiept déclarés nuls; il éïait enjoint à la municipalité de Paris de se renfermer dans ses attributions légales; ,