DISCOURS DE TALLIEN
Quelques députés favorables à Danton et à la corn* mune représentèrent qu'uii tel décret pourrait avoir des inconvénients et des dangers.
ti Je demande , répliqua Marbot, . que les membres de l'Assemblée qui ont peur d'un représentant de la commune laissent faire ceux qui ont du cœur et du courage.»
D autres s'étonnèrent qu'il se trouvât un. député pour faire l'apologie d*une mesure prise contre un écrivain, tandis que les murailles étaient couvertes d'affiches signées Marat, qui ^appelaient le fer sur TAssemblée nationale ; le décret fut adopté,
Leô usurpations du pouvoir municipal étaiebt un texte inépuisable; de nouveaux faits, de nouvelles manifestations se succédaient san3 intervalle. Une députatioii fut introduite ; elle était conduite par Iç maire et le procureur général ; mais ils s'effacèrent , et Tallien, un des principaux membres de la partie active du conseil général, porta la parole.
« Les représentants provisoires de la commune de Paris ont été calomniés; ils ont été jugés sans être . entendus. Ils viennent vous, demander justice ; appelés par le peuple dans là nuit du 9 au 10 août, pour sauver la patrie,, ils ont dû foire ce qu'ils ont fait. Lç peuple n'a point limité leurs pouvoirs; il leur a dit : Allez, agissez en mon nom, j'approuverai tout ce que vous aurez fait. Nous vous le demandons, messieurs, le corps législatif n'à-t-il pas été toujours environné du respect, des èiloyens de Paris? Son enceinte n'a été souillée que par la présence du digne descendant de Louis XI et de Témule de Médicis. Si ces tyrans vivent encore, n'est-ce pas au respect du peuple pour l'As-