MASSACRES DANS LES PROVINCES
et: sans doute la liation, après la Iphguç sùit^ de trahisons qui Ta conduite au bord de' l'abîme, s'empressera d'adopter ce moyen si utile et si nécessaire; et tous les Français diront comiùe les Parisiens : (c Nous marchons à l'enuiemî et nous: ne laisserons w pas derrière nous des brigands pour égorger noè « femmes et nos enfants.. » * \ - ,
- «< St^n^Duplain 9 Panis» Sergent, L'Enfant, Marat Tami dû peuple y Le Fort, Joùrdheuil, administrateurs du comité de salut public constitué à la mairie. » Hormis le, nom de Marat, tous ceux qui avaient souscrit cette lettre sont restas obscurs dans. la tourbe dès hommes de bas étage, qui' parurent sur la scèpe politique de 1793 et de 1794. Sergent, ami de Pétion, et Panis, bèau-frère de Santerre, furent membres de
la Convention.
Cette; circulaire ne produisit point l'effet qu'en av^ietit auguré les politiques du salut public. Deux siècles auparavant, les auteurs de la $aint-Barthélemy avaient aussi écrit dans les provinces pour qu'pn imitât leur exemjplé ; le vicomte d'Orthez répondit : « J*ai sôus mes ordres dé brayes soldats, mais point debour-»reaux. » Nul administrateur ne répliqua «i noblement; mais les iiidications de Marat ne furent suivies que dans peu de villes.'
, A Reims, précisément^ pendant les élections,' lorsque les massacres duraient encore à Paris, un bataillon qui en aii'ivait, fut harangué par uii cardeulr de laine notnmé ArmonvillCj^ correspondant de. Marat et président de la société populaire. Il débaucha environ cinquante homtnes, qui n^étaiènt pas encore revêtus de l'iiuiforâie et lés conduisit chez le directeur
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de la poste : cet employé fut massacré ainsi que son commis 9 à titre de royalistes cachés; quatre, prêtres, saisis, à leur domicile ou dans. la riie, furent égorgés. Le lendemain lé carnage continua^ malgré les efforts impuissants de la municipalité. Les assassins avaient allumé un grand feu et y jetaient leurs /victimjss apçès les avoir frappées, Armonville fut élu membre, de la GQnventipn pendant ces scènes sanglantes.
Lç 2 septembre on vit arriver à Meaux une bande de prétendus .volontaires nationaux^ cpmmapdés.par Ronsin, qui fut depuis général de rarniée révolutionnaire. S'indignant de Tincivisme des autorités locales , ils forcèrent les prisons et y massacrèrient huit prêtres et douze autres personnes. Les élections se firent sous leur surveillance et. ils forcèrent les électeurs à donner leurs suffrages à haute voix; puis ils firent voter une adressé ou il était dit qu'une pièce de canpn serait fondue au calibre de la tête de Louis Wl, pour renvoyer aux ennemis.. \
A Sens, trois jeunes gens furent accusés d'avoir insulté l'arbre* de la liberté par quelques gestes in* décents. Cette imprudence irrita les assistants, qui étaient venus prêter serment à la liberté, et à l'égalité « au pied de cet arbre sacré. » On voulut maltraiter les délinquants; ils se réfugièrent à la municipalité; les magistrats refusèrent de les livrer. L*hôtel de ville fut forcé; un des jeunes hommes parvint à s'échapper. Les deux autres furent .égorgés* Le commissaire envoyé à Sens par l^ commune de Paris rendit comjpte de cette exécution à la séance des Ja* cobins du 11 septembre; il terminait ainsi son récit : « Cet événemept fît un très-bon effet à Sens^ où. il réveilla le patriotisme , qui en avait besoin.»