‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 69 sur 88 · MASSACRES DANS LES PROVINCES · texte numérisé non relu

MASSACRES DANS LES PROVINCES

A Lyx>D, le mot d'ordre avait é|édoané même ayant la ^rçulaire du comité dé salut. public« Umiomoié LauS3el, envoyé par les révolutionnaires de Lyon^à teurs frères de Paris, écrivait à la date du 28 aoât : u Ce serait une. infamie de laisser nos ennemis s'é* chapper^ Préparez-vous* : tput se dispose à faire un massacre général des malveillante • Nos volontaires ^ont déjà à Orléans pour .expédier les priHonniers. »

Les commettants de Lausael se mirent donc en âe<> voir d'imiter T^xemple âe- Paris. Il y eut des prisons forcées^ malgré lés efforts ijinpuissants .des autorités* Un nombre assez considérable. de militaires étaient détenus y comme soupçonnés d'avoir ..conspiré pour farire déserter leur, régiment. Ils furent égorgés. Plu-' sieurs prêtres furent aussi victimes des massacreurs.

Dans tout le reste delà France, 1^ même inertie, qui se soumettait sans révolte ni résistance à des hommes exécrables, amortissait le mouvement réyolutionnaire. De graves désordres eurent lieu (îans beaucoup de villes : non pas a^ même mpment^ mais successivement. Souvent, paruH les tumultes populaires, il y eut des meurtres. Le goût du sang , le mépris dé la justice- çt de rbumanité s*étajîent répandus parmi les hommes de désordre. Les citoyens paisibles ne, gavaient pas se défendre. Les autorités locales étaient impuissantes; l'action de l'Assemblée législative était nulle; le pouvoir. exécutif prenait sous sa protection les brigands et les assassins .- c'étaient presque toujours les commissaires envoyés par lui qui provoquaient à ces sanguinaires exQès4 Mais la lettre du co^lité de la commune fut comme non avenue pouT les autorités n^unicipales , et en aucun lieu la population ne s'associa aiiï meurtres qu'elle ne savait pas empêcher. 11

298 El^PLICATION GI^nÉRAI^B hES MASSACRES.

semblaiVque des bandes de brigands -pàrcoqraient. un pays vaincu et tei^rifié. ^ / <

Les hommes du eluli desf Cordeliérs/ qui avaient désiré^ youlu^ préparé et ordonné lés inassaclres^ alléguaient donc un calomnieux mensQtige ^ lorsqu'ils tn^utaierit de telles horreurs à la iiàtion française. L'hi.st(>rien ii'a: aucune explication à enerçher^ aucun mystère à édaircir. Des récits contemporains racontent heure par heure tout /ce qui fut accomplr dans ces jours de fuiieste mémoire. La postérité à sous ses yeui les procès-tèrbaul' de l'Assemblée nationale, dé la commune et de& sections de Paris; déa rapports offiéiels, des registres de payement, des quittancés pour la solde desf^ massacreurs; lé registre de VAbbàjre subsiste encore , taché ^e sang et'de vin. 0n sait le nom des j^ges qui siégeaient aii guichet des prisons.

La circulaire^ çlu comité de sàlut public, envoyée à toutes.lesf communes par le nrinisti'éde la justice, ne fut ni Signée , ni expédiée par le peuplé. La lettre de Laussel à -ses amis de Lyon était écrite cinq jouris avant le 2 septembre.

•Ce ne- fut point une émeute, ce ne fut point une fureur populaire. Aucun des témoignage^ ne porte à plus de deuï cents hommes le nombre de. cette bande qui se partagea les priions ou se transporta de l'une à l^autre. Lorsiqu'ils commencèrent à tuer les détenus . de TAbbaye , ils étaient à peine cinquante. Partout ils avaient dés chefs; connus déjà pour avoir fait dans le^ insurrections leur apprentissage de bourreaux* Sans doute, tous ceux' qui mirent la, main dans le sang ne reçurent point la solde de la commune ou là récompense promise par Qillaud-

EXPLieiTIOlf aiNÉRÀLE DffS MAfifiÀGRSS. 299

Y^retiDes; il y en eut qui firent gratuitement le métrer d-.égorgeur. Dans^ne grande capitale se trouvent toujplir& un certain nombre d'bomn^eg déprav^> aux instincts. fercK^e^^ que Thabitude du désordre ajlétés dans une sorte d'égaremwt; Les seèum d'une r6?olu- Uon «t les excitations politiques avaient recruté daâs cotte population, qui flotte entre le bagne et le cabaret. I^epuis troi9 années^ la presse , . affiraiM^hie de toute Tépression> avs^t préçbé^Ie ineurire.-<}omineiit donc s'étoiuv^; Sti des esprits faux , des imaginations pei^^sesjr des.ceitvc^ux^rûlés^.av'aient été/eniTfés au point de se plonger dans lesrMrocilés, dent on avait rempli leurp^sée? Ôû' leur avait appris à fefétir leurs mauvaises passions dune eouleiur pditiqne; maia ce n'était point là le peuple. ,< '

. On.peut^ire encolle > à la honte de cette époque;, que d€^ trop nombreux spectateurs se pressèrent au^ tour de. ces, affreuses scènes,, de même qu'une gros^ sière curiosité et un certaiu bespin d'émotion assem* blent tpujjQurs une foule au spectacle des écfaàfauds. Maiis les rapports oQlciels attestent, qu'elle applau-^ dissait aux rares absolutions accoï^dées par les massacreurs , et parfois même les sollicitoit. ; ' Si l'-opinion publique*, si le véritable esprit de la nation doivent ; être défeadus coMre toute imputation de complicité , pu ne peut sans affliction etsf^ns htmte songelr a, cette Complète absence d'énergie et de cou^ rage. Pas un effort ne fut tenté; rindignatiôn et Tbu^ manit^ ne soulevèrent pas un seul défenseur pouir arrêter des massacres qu'une poignée de /brigs^nds prolongèrent pe^daint quatre jours. La garde nalioi^ nàle ne sut pas marcher sans l'ordre de Santerre; les hommes généreux, ^ à qui vint la pensée de ren^plir

300 EXPLIGÀTIQN GÉl^lÉRAtË DES MASSACRBS*

lea devoirs sacréd de rfaumanité indépendamment d'un^oommandement officiel qu'on ^ ne pouvait attendre des autorités complices du crime y ne réus*^ sirent pas à assembler Ain gens de cœur'^\ « Que faire? » disait-on : triste parole répétée en tant d'occasions et qui promet le succè& à tous les violateurs de$ lois, à tous les oppresseurs de la liberté. Il y en avait qui alléguaient que les prisons renfermaient des hommes réellement coupables; et que perlt-être les tribunaux qui s'instituaient parmi, les bourreaux, sauraient discerner les innocents; d'autres disaient que la. résistance, en commençant la guerre civile, rendrait impossible la défende du territoire contre les armées étrangères.. Aucune opinion, aucun drapeau ne ralliait et n'encourageaities citoyens isolés les tins des, autres; Les liens politiques, lès liens religieux venaient d'être brisés. Depuis' les premiers jours dé la Révolution Qn.s'étaitf pour ainsi dire, accoutumé à ne plus avoir de gouvernement ; on se sentait à la merci de toute autorité passa^ement in&ftallée par la violence; elle pouvait commander à son gré, en employant ce mécanisme d'obéissance que coinporte l'organisation des partis et que la *sbciété n'avait

plUsl *•; - . . •■ :\. \

%\ les massacres de septembre ne furent ni dictés ni inspirés par une exaltation patriotique , par une opinion égsûrée et pervertie du peuple de ÎParîs, quel fut le mobile des hommes qui prirent cette horrible détermination? Certes, ce n'était pas Danton ni ses prindpaux amis qui croyaient à. la réalité d'un complot royaliste. Les vainqueurs du 40 août connais-

Méoioifès de M« de LavalëUe.

BXPI^IGATION GÉMÉIlALfi 1>E8 ^tf A88ACRËS. 30t

satenl Fimpoissance de cette cour désar tdéé^ aveugle, irrésolue^ qui n'avait pas su leur opposer la moilidre résistance. Le peu de serviteurs fidèles, de conseillers dévoués, d'honorables défenseurs qui entouraient le roi, avaient presqiie tous succombé dans le combat ou dans les égorgements exécntés^ après la victoire ; le reste était dispersé, fugitif ou enferiiré dans les prisons; L'Opinion constitutionnelle était courbée souis la terreur ; Topinion royaliste était écrasée. Une conspiratioQ. parmi les détenus était le plus mensonger des prétexteis.

Ge coup de foudre 'révolutionnaire était41 donc essentiel pour imprimer Fénergie guerrière qui devait préserver le pays de rinva0Îon des étrangers et du retour triomphant des émigrés? -^ jje danger était ss^ns dpute imminent ; le duc de Pfunswick avançait; nos villes fqrtes^ semblaient .nç pouvoir ^arréter sa marche; nos armées étaient peu nombreuses; elles n^avaietit pas encore fait leurs preuves ; on venait de changer leurs généraux; on se méfiait de leurs officiers. Mais le massacre ded détenus, 9 Paris, et dans toute la France, ne poijivsu:t apporter aucun secours aux défenseurs du territoire. Avant et depuis le: 10 août, un admirable élan national avait déjà conduit à la frontière de nombreux bataillons de volontaires ; le sentie inent d'honneur national, Tenthousiasme pour les libertés, conquises, F indignation ;- contre les étrangers' qui voulaient les abolir, efiaçaient^les nuancés d'opinion parmi'tout ce qui n'était pas Témigration.

Les armées étaient animées du. même mouvement :, les hommes qui devaient les commander et les con-. dnire à la victoire, lioche , Moreau, Pichegru, Marceauj et tant d'autres, qui se sont honorés, au second

302 EXPLICATION. G^AALB DBS MX8SAC111S&.

rang, .étaient déjà arrivés avec les ^arde^ nationaux; L'armée con^ptait parmi ses chefs d'habiles ^et Vaillants génét^ur; de plus grands encore étaient cachés patmi les Qfli:ciers9 et aucun ii'ai^t besoin de rinspiration dû 2 septembre. Des recrues obtenues par la terreur^ des ' officiers. dont le grada serait ga^^é en présidant aux massacres, nçf pouvaient être d'un grand secours, et ne deyaient pas mèm6 arriver à tempd pour se trouver en face dërènnemi au. moment qui déciderait du sort de cette première campagne; Si Danton avait 'réellement pensé que ce mode, d-enrôlement, que ces ba*taillons,, formés dans les rpes de Paris ensanglanté, devaient' saiiver. la patrie, on> l'aurait vu apporter' ton» ses soins, employer son énergique activité à presser les 'dispositions utiles^ à mette l'ordre dans ce. grand

mouvement; à surveiller Tadmintistration militaire »

Qn trouverait sa trace dans le$ travaux de Cai*not et de quelques membres de l'Assemblée législative;, qui rendirent alors d'immenses séryices.

;Au ^contraire, Danton portait le désordi'^ partout; il était empresse seulement dé distribuer des emplois ou des moyens de lucre à ses amis les Cprdeliers ; il troublait tous lesv départeihénts miniiàtériels* Au lieu de fi*as80cier.à l'Assemblée, qui certes lui était docile et qui eût été' un lnstmmiBi]^t puissant à maintenir l'ordre, il vouiaii régner par là commune de 'Paris, et ne .la gouvernait point/ parce que c^'était chose impossible. L'audaèe de Danton ne fût autre que cette lâcheté habituelle auï chefs diss partis révolutionnaires'^ qui, pour conserver la faveur de leurs soldats, Consentent à leur obé>r. Il se faisait mênie peu dMllur sion, et savait fort bien dire que le sort de la France allait se décider à l'armée de Dumouriez. Les. couleurs

6XPUÇATJ0N GÉNÉRALE DES IfASSÀCRiBS. 303

politiques àoht il essaya de revêtir les massacres ne furent qu'une impudence déclamatoire.

Lorsqu'après l'universel silenee^ gardé au milieu de Funiverselle horreur*,, s'éleva contre les massacres^ non; pas une accusation formelle^ elle eût été impuissante/ mais un blâme, timide d'abord, puis éloqoiémment exprimé , alpr^ quelques excuses , quél^ ques . explications ftitent présentées. Une seule QSt parfois encore i^eproduite comme plausible, mais elle ne fut nullement admise par l'opinioù contemporaine, et devint mêmef un motif de reproche contre les hommes qui, la développant avec sophiçnqie, eher^ chaient dans la nécessité, révoïutioûnaire. un moyen d'atténuation. c :

Les pouvoirs politiiqùes ont souv€bt à accorder des aJEunistiés ; tnàis le sentimetii moral , mais la justice historique Oe peuvent pas , ne doiv<ent pas amnistier les crimes. On disait donc, éa, analysant lé 2 sep-^ tembre, que Tiasurrection , pôirr laquelle du reste ori professait, un grand respect, entraînait làouvent des eoAséquenees fâcheuses; que le désordre se prolonge et s'augmente, lors même qu'il est funeste; ce Ces massacres. J'ai voulu les faire sortir des orages, des bàu-" leversements inséparables d'une grande insurrection. i) Ainài parlait le< ministihe dé la justice qui succéda à Da^ton^ .-

Les hommes qui exécutèrent le 1 ao&t n'avaient pas été inspirés par un véritable amour de la liberté; ils avaient fait preuve de leur mépris pour les lois, pour la rail^oa et pour l'humanité. Mais est-ce à dire que dé ce jpur^là ils avaient perdu leur libre arbitre,

* Garat — * Gàrati

304 E:)Cl^LiGÂTION GÉNÉRALE DES MAdSACRES;

et qii^ils étaient enchaînés fatalement à faire le 2 septembre? — ^^L'insurreretion avait conféré l'écharpe et 1b glaive à Marat et à^eUx'qui conçurent ce dessein, qui armèrent y qui payèrent les assassins , qui dbûnèrent le signal et qui protégèrent l'exécution*, Pouvaiiçntils ou ne pouvaient-ils pas s'abstenir dé cet exécrabte complot? Leur était-^il nécessaire? Ëntrait^-il indispensablement dans leur politique ? C'est poser la que&tidn hors de toute idée morale; c'est admettre , de la manière la plus large, le systéïne de fatalité historique proposé par Garât. .

Dèls les |)remièr8 jours >de la Révolution^ il y eût des hommes qui pensèrent bien moins à la conquête d'une liberté légale et de l'égalité des droits qu'à un renouvellement de la société,, où pourraient -se satisfaire leurs passions. Ils détestaient un ordre social où leur orgueil était en souffrance; ils^ enviaient les jouissances de la richesse; leur vanité se trouvait en droit de se venger des supériorités de classé, de fortune, de fonctiotis , de considération acquise. Pour eux , être libre,, c'était se venger du passé qui. les avait gênés ou hunlilijés. Quinze jours après le 44 juillet, Camille Desmoulins imprimait : a Nous^ommes surs de triompher : nous avons une armée non . eacore ostensible, mais enrôlée et toute. prête. ... Jamais plus riche proie n'aura été offerte aux vainqueurs. Qua^ rante mille palais, hôtels^ châteaux f les deux cinquièndes des biens de la France à distribuer, seront le prix de la valeur. Ceux qui se prétendent nos conquérants seront conquis à leur tour. La natixm sera purgée et les étrangers, les ^ativais citoyens/ tous

» Garât. '

EXPLICATION GÉNÉRALE OfES VASSACKES. 305

ceux qui préfèrent leur ixîtérèt particulier à l'intérêt générjs^t seront, exterminés. Mais détournons nos re«^ gards de ces horreurs, et daigne le ciel éloigner ces inaiix de dessus nos tètes I Non sans doute ces n^ux n'arriveront pas» . Je ne veux qU'eJfrayer les adstocratè;9 en leur montrant leur extinction universellei s'ils résistent plus longtemps à la raison , au vœu et aux supplications des communes. Ces messieurs ne se haïront pas Assez ppu;r s'exposer à perdre des biens qp'il iQur est facile de conserver et dont nous n'avons sûrement nulle; eqvie de les dépouiller^ »

Mafs quels devaient être les juges du mécontentement ou de la résistance de ces messieurs ? Pour, les exterminer était-il nécessaire de constater un délit contre les lois nouvelles? Fallâit^il même être assuré que leurs opinions ou leur langage témoignaient des regret? o.u de rpppôsition?.— Nullement; Desmoulins, etplusi que lui d'autres .îournalistes ou orateurs de clubs, approuvaient et admiraient cette justice populaire qui procède par :voie d'exécution et de massacre. Les tètes coupées et proinenées sur des piques> les réverbères des rues servant de potence, les châteaux brâlé$ étaient un sujet d'applaudissements et même 4e, plaisanterie. Desmoulins prenait le titre de procureur géaéral de la lanterne.

Pendant ce temps-là /des hommes plus graves ; raisonnaient sur les cpn séquences nécessaires d^'^une révolution qui d6Va,it changer la fac€^ d'une société et abolir Iç passé. Us n'auraient assurément point CQQsei^ti à être les, conseillers ou les ordonnateurs des exécutions. Ils répugnaient aux violences sanguinaires^ de la populace, mais ils croyaient à la. logique des

f^its et pensaient que, du plus au nloiqs, par des I. " 20

3Q6 BXniCATION GÉNtltALE JDBS HAS8AGB1SS.

événements qriejccmques , il arriverait une. élimina* tion de k classe supérieure de: i'aoeienae société î

Sans laller si. loin, sans traisounêr si imperturba^ blement^ il y avait des hommes pliacés dans la ha.ute région' de la politique par: leurs talents, leur esprit, où même par leur existence sociale qui ;se montraient indulgents ou insouciants pour les plus çriiminelB désir ordres. Ils semblaient croire q^ï il y a pour les révolutions une autre morale et une antre justice^. . Lorsaue Marat demandait sans icesse deux cent mille Jètes, lorsque! provoquait le massacre d«s gé-^ néraux. par leurs soldats ou de rA^fifs^einblée par les faubourgs, ir ne prétendait pas appeler 1jb| punition sur des coupables; il présentait l'idée générale d'extermination nSôus une fornle populaire et pratique. Elle semblait' d'abord, le rêve d'un aborçinable fou; -^apr^s le 10 août, elle, touchait ^à\la réalité. Marat.et ses slmis de la conimuné voulurent . accomplir ce grand ceuvre de la Révolution telle qu'ils rayaient comprise, Toutefois, on. ne peut pas dire que ce ftit absolument un projet conçu et cpmbipé, Lee passions sont plùa logiques^ êhQOre que les systèmes et plus décidées à l'exécution. Mais ce n'était pas une exalta*-, tion populaire :> encore bien m4>ins un: sentimeat national..

« Marat. cettB créature monstrueuse, né médiocre et voulant être le premier en quelque; chose, se mit à la tête dé tous les crime». tiesXordeliers devinrent la pépinière des conspirateurs^ Misirat lés façonna, au. meurtre et au massacre; Danto>n l0S: éleva à raudace* et au mensonge*. » • ; ^ .- / .

• Mémoire dé Garât.

SIPLICATION GÉNÉRALE DES MASSACftBS. 307

Ayan( ainsi allumé en eux utie exaltation féroce et la soif du sang^ après les avoir habitués à croire et à répéter que pour rendre possible une société qui fût à leur gré « il fallait massacrer nobles ', prêtres et riches, Marat et le comité de salut public dé la (commune trouvèrent l'occasion*^ favorable* Il n'y aVàit plus de gouvernement, nulle force répressive, les esprits étaient troublés. On venait d'entasser dans tes prisons une foule de personnes arrêtées arbitrairement.. Il parut facile de les égorger. On espéra que le massacre serait imité dans les départements; c'était un graùd à^compte sur lé plan d'extermination.

Marat pensa et dit que le 2 septembre avait été une opéifatioit manquée et quW n'avait pas tùé assez d'aristocrates. Plusieurs des orateurs des Jacobins e^ des Gordeliers ont exprimé le même regret. Robespierre en jugeait de même , en le disant moins haut.

. Aussi 1^ pensée d'extermination devait-elle se perpétuer et devenir enfin le symbole du gouvernement révolutionnaire. Cq fut en le proclamant que fut établi le tribunal. révolutionnaire, que furent accomplis les massacres^ ordonnés par quelques représentants en mission, qUé furent instituées lés armées révolutionnaires/

Même à Tépoque où une sorte de volonté gouvemaUte sembla présider à cette eontinûation du 2 septembre , il y avait plus d'enivrement que de calcul» Les partis exaltés ne vont pas à Inutile et ne, songent qu'à satisfaire leurs pâssionis. Le sens politique leur manque. Puissants pour renverser et détruire, il n'y a pas dans leur esprit 'de quoi reconnaître comment un établissemidnt peut être fondé et réglé. Bn augmentant le nombre-dés vicr

â08 EXPLICATION GÉNÉRALE DES HàSSâCRKS*

tjmeaj ils auginentaient autour d'eux, 1« méeoatenteihènt etia haine, de manièpe queje«r tâcbe d'extejrminateur devenait ehaguè jour plus visiste, , Danton,' qui réclama. le privilège d'ordonner et de régler le pretnîer massacre i eiqtiî prit, ënsiiité le même rôle dans toutes les mesures révolutionnaire^ , avait plus de sagacité et l'esprit plus- libre que son parti. Mais il avait les mêméâ passions ^ et surtout il éprouvait' comme lui une sorte de rage,; lorsque la cause révoîûtiontiaîre était en péril; alors il .voulait d'avance ie venger d'une défaite probable «ur ceux qui en auraient triomphé. Ce fut l'inspiràt^iôn de toute saxîonduite politique. H tarda peu à Voir que, mênie en^laisisant de côté le^ isetitiinents de justice et d'huïnànité, il av^it imprimé ;à son nom et à sa fortune révolutionnaire un cadjet d'hçrreur qui lui interdisait tout avenir. L^ 2 septembre pesa continuellement giir sa tête.

Pendant qu'il suivait, avec > ses amis et jBfes confidents, la carrière politique où. la 'plupart trouvèrent, coipme lui , un châtiment prochain , Ceui qui avaient travaillé de iéurs mains à l'œuvre sanclantô demeurérént pour la .population de Paris un objet dé dégoût et d'horreur, L^épithètede septembriseur devint inséparable de leur nom. Lejs uns périrent sur Téchafaud, à la suite de leurs chefs ; d'kutres furent retrouvés^dans lesbtandes de brigands deVant les tribuns^ux criminels, thoniime, qui av;ait le premier frappé M°* dé Lam-^ balle et promené sa tête y voulut entrer dans, Un i^giment; il se vanta dé son abominable boucherie ; lés soldats^ indigné^ le tuèrent. Il y en eut qui moururent insensés ou plstr le suicide.' On raconta comment quelques-uns, enivrés pendant qUëitre jours d'eau-'de-vie ,

ÉTAT DE t'OPlNION APRÈS VER MASSACREE. '309

moururent saùs ayoir i^eeouyrélàraison. LaTfaéroigne a fini dans rhos{^ice deia Saljiiêfarière. ' .

Après le 3 nivôse, lé premier coiï^iuly àrocoaaioQ de la machine infernale, et pour un crime où ces. hommeis n'avaient point trempé rol>^ii^t de là complaisance du «enat la déport-ation de cent vingt individuB choisfs dans les ^lerniérs risïïgs ^es révolutionnaite^s de 1 793. Fouirnier l'Américain', Mamain qui avait arraché le coeur de'M"°* de Lamballe et une vingtaine d'autres, furent pls^céâ sur la liste avec la désignation de septembriseurs; Ce fut le passe-port de cette medUfe illégale , et 1-opinion du vulgaire ne réclama point les- formed et les garanties de la justice pour ceux qui étaient depuis huit années au ban de l'infamie.

Loraqu 'après là sanglante semaine qui avait corn*-

mencé le 2' septembre , les- massacrés semblèrent terminés, Paris se trouva dans un état v d'abattement et de stupeur. Une impression générale de terreur pesait sur tous les esprits[. On n'osait pas ènéore s'indigner contre là comjplieité ou l'inerte làc)ieté de la corn*mune. Chercher quels étaient leis vrais coupables , articuler ou même indiquer leurs noms était au-dessu» dies plus fermes courages; l' Assexablée et le conseil e^Lécutif étaient plus timides encore. que l'opinion parisienne.

La section , des' Lombards éleva la première voix, contre le désordre ({ùi menaçait encore la population de Paris; elle envoya;.une députation/ qui, admise à la barre de' l'Assemblée, jùra/queleâ habitants 4e ce quartier maintiendraient de tout lear pouvoir la sûreté des pel^sonnes ou des propriétés, et dénonça une

310 ÉTAT DE L OPINION APRÂS LES HAdSACtlBSft

publicàtidii que; veû^Sieiit de faiire les directeurs des massacres. Ils avaient imprima les listes dés huit mille et des vingt mille 'Citoyens sign^tairea dès pétitions du 20 juin; c'était dans une pensée. de proscription que ces listes Tenaientde recevoir upe publicité nou* yellé/ . ■ •.-■ ' '•.

Brisspt et Choudièu proposèrent aussi t()kt de les brûler. Un décret fut voté pour Tôrdonner. ce Toù^ les sentiments, diàait le préambule j, deyaiîent se conlon-^ dre dans le seul amour de la. patrie. ».

La Girobde bornait .encore ses vteu:^ à; la cessation du désordre^ elle n osait pas proposer une parole d'improbation spr des ^ctes qu'elle n'avail point tenté d'émpëcher. BriBsot imprimait que c'élait un juste, terrible, mais inévitable effet de la civière du peuple. •— Roland, dans une lettre adressée aux Parisiens, entrait en apologie de son patriotisme, parlait du mandat que le comité de la commune avait voulu décerner contre lui ^ dés dangers qu'il avait courus , lor^ique deux cents, hommes était ' entrés tumultueusement: dan& la cour de son bôtel. U montrait quelque crainte d'une récidive.

« J'ai admiré le 40 août, disâit^l ; j'ai frémi sur la suite du 2 septembre. J'ai bien jugé ce que la patience loQgueet trompée du peuple et ce que sa justieçi avaient dû produire; je n'ai pas inconsidérément blâmé un terrible et premier mouvement J'ai cru qu'il fallait éviter sa continuité, et que ceux qui travaillaient à le perpétuer étaient tron^pés.par leui> imagination. »

Lorsque tant de crimes avaient été .impunément commis 9 lorsque l'autorité publique avait disparu, hormis pour les favoriser, on pouvait s'attendre à une abolition presque complète de k sécurité publique.

DtSÇOURS BE V£R<ÎNUU1>. 3111

Le miùi^trede rîntérieur en rendit conipUi à rAssémbtée. « De nom v^éaur excès se commettent à Paris; on dévalise les. passants. Ces brigandages, s'ils n'étaient réprimés, potiri*aient aller plus loin^ La force publique reste tranquille Spectatrice de ces méfaits; Jelle justifieson inactivité en disant qu'elle n'a paseté requise^ Ayant. que les ordres aient été donnés, les malveillants aimassent le peuple, réchauffent, rentrainent dans leur parti , et le mat s'accroît^ ù /

' Pour mettre sa responsabilité à Tabri , k ministre eommuniquait les recommandations qu'il avait adressées au maire de Paris*

Enfin, le i6 sisptembre, une voix plus feniîe et. plus éloquente ôe risqua à peindre la situation . Vergniaud parlait dé la lenteur des travaux de fortification assez inutileiHeiït commences devant Paris^ et du peu d'èm^ presseotCRt des citoyens à obéir aux appels ^t aux inquisitions. Puis il s'anima : « D'où lûent ^ette çspèce de torpeur dans laquelle paraît ensevelie la population de Paris ? Ne le dissimulons plus ; il eçt temps enfin de dire la vérité. Les prosûriptiens pa&lsées , le bruit des proscriptions futures, les troubles iutériéurs , ont Tépandu*^ . la . consternation et l'effroi ; l'homme de bien se ,eacbe^ quand on. est parvenu à cet état de* choses où le crime se commet intipuné-* ment. Il est des booime^ , > au contraire, qui ne' se montrent que dans les calamités publiques; Ceis hom* mes répandent sans cesse les méfiances> les jalousies, tes haines, les vengeances; ils sont avides de ^sang dans- ieui^s propos séditieux..v Ils aristocratisent la vertu même pour acquérir le droit de la fouler aux pieds ; ils démocratisent le- crime pour pouvoir s'en

312 DISCOURS <mE VEB6NIAUD.

rassasier, saBS avoir à redouter^ le glaive do la justice; Tous leurs efforts tendeirt a déshonorentujourd*hai là plus belle deô causes^ afin de soulâVer contré elle toutes les nations munies de rhumanit^.

« Citoyens de Paris ^ je roùs' le démande avec la plus grande émotion, né démasquere2*vou$ jàniaifi ces hoûinles pervers, qui n'ont à'aùlrés droits àTotre confiance que la biassessé de leurs moyens et f audace de leurs prétentions? Citoyens^ lorsque Tennemi s'avance et qu-un homme, au lieu de vous jprésentér l'épée pour le repousser^ vous engage à égorger, froideinent des femmes et des citoyens désarmés , oelui-lâ eàt ennemi de votre gloire, de votre boûheùr; il vous trompe pour vous perdre. -^Abjurez donc vos diç^sensions intestines ; que votre profonde indignation pour le crime encourage les hommes de bien à se montrer. Faites ce&ser les proscriptions ; et vous verrez aussitôt se réunir à voua une foule de défenseurs de la liberté; » ;

Ainsi fut tardivement faite la déclaration de guerre dés Girondins contré les hommes de çanget dedésbr* drè; leurs talents; et l'énergie de leurs , paroles' s'ouvrirent une câLrrière nouvelle, si différente 4ô celle quMls avaient suivie. Yergniaud fut applaudi,' et l' Assemblée lé chargea de présenter un projet de prc^clamation ; car tout se passait en. paroles.

Si la sûreté et la vie des citoyens étaient moins menacées qu'au lendemain des massacres, les rapines et le brigaUdage devenaient de jour en jour plus audacieux« Sans parler de loa qui.se passait dans les maisons particulières où la commune et les sections ordonnaient des arrestations et des saisies, voici ce que le ministre -de l'intérieur écrivait à l' Assemblée :

PI biLÂCT DU 6ARD£*II£UBL£ . 313

i< Ces dilapidations qui se fout joupuellement dans les domaines. ûatipiiauK' me. Jorcent à deujiander |i l'Assemblée les mo;;en8 de Ifss ari^èter.M. Palloy avait été charge d'atrèter Tinçendie des bâiiméats àtteuant au château des Tuileries. Au lieu de se borner, à sa mission^^ ita fait de telles démolitions qu!ell0s coûte*

.ronttrenteûiille. livres, à la nation. Pui« il est parti pour la frontière à la tête d'une compagnie de vainqueurs de la Bastille^r sans pay^r les ouvriiers M sans' laisse^ aucun compte. L'hôtel de Goigny et plusieui's autres «garnis de. meubles ont été dépnuillés. Tous les jours dé nouveaux visages ^e préseAtent avec J''écharpe munjicipale et dçs ordres d'enlever pu de briser les portes. On fait un grand abus.de l'écharpe municipale. ^ J'ai dopné ordre aux gardiens des propriétés.

^ nationales de ne rien laisser sortir. Cependant aujour^ d'hui ïnême on a encore pillé, ;> » ;

: Dès lé lendemain le ministre eut à raconter un fait plus grave : le gardç- meuble de la couronne venaiit d'être pillé. Cette expédition avait été faite pendant la nuit. Le garde-meuble était ulprs placé, dans le bâti- .ment qui depuis est devenu le ministère de 4a marine«^ Les voleurs étaien). montés avec des cordes sur la galerie extérietire. placée derrière les colonnes. Des sentinelles de la garde nationale étaient cependant en. faction sur la place Louis XV. Les fenêtres* avaient été brisées pour s'introduire dans le garde* meuble. Ce fut sur les deux l^eurés du matin que/les gardiens : s'aperçurent de cette invasion; les voleurs avalent eu assez de tenips pour emporter une partie des diamants de la couronne et beaucoup d'objets^. précieux; il fut.pùssible d'^arrêjter deux hommes qui avaient

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tardé à s'enfuir. On ramassa daoB la rue quelques joyaux que lea autres avaient laissés tomber.^

La procédure constuta ensuite que les voleurs s'étaient infiroduits dans le garde-meuble pendaiit trois nuits' consécutives; ils avaient été protégés pal* dé fausses patrouilles-; ainsi il leur avait été possible d'opérer en toute traùquillité ' jusqu'au matin du 17 septembre.

, Personne ne douta que ce pillage n'eût 'été concerté par des homples de la municipalité. Le ministre indiquî^ dans son rapport quelles étaient ses conjectures; les journaux girondins furent plus, expli<ïltes dans leurô soupçons. Les deux hommes arrêtés furent condamnés à mort, puis ' obtinreût leur grâce eu récompense de révélations très-incoH^plètes y qui servirent à^ relrpuver q:uelqu«s diamants. ' -'

Dès lors une lutte nouvelle s'ehgagea entré l'Assemr blée et la commune. « Il faut aussi s'occuper de ce qui menace la tranquillité publique,, disait le ministre; on répand le bruit de girandes. victoires et de grandes défaites; on cherche à agiter les e8prit&;.on déolan^Q à rassemblée électorale contre le pouvpir exécutif; on veut porter le peuple à la vengeance contre lea députés qui ont voté pour La Fayette. Qn prépare des affichés pour recouvrir les iniennes. Il y a huit jours que j'ai prié T Assenibl^é 4b préndre.des mesuras pour assurer force à la loi> sans cela abnseuléiûent Parts, nàais tout le royaume sera bouleversé* » '• : '

Vergniand se présenta au nom de la commission. Résolus ou plutôt contraints par la, nécessité à s'opposer au désordre et à prévenir. le retour de& massacres^ les Girondins adoptèrent un thènie qui évitait une

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rupture ouverte avee lès promùteurs dii 2 septêmbi^e. Ou imd^hia d'imputer leà eriiûea déjà commis et le projet de les renouveler à des oonspiratûurs j'oyaliôies, ' à des agents de Gobleatz. Avee eette préeauiion oratoire , Vergniaud s'exprimait ainsi :

-«. lia ont dit : oh veut nou& arracher nos viistimes, vn ne veut pas que nous puissions les assassiner dans les bras de leurg femmes et de leurs enfanis. Eh bien ! ayons recours aux mandats d'arrêt; dénonçons^ arrêtons , entassons dans lés cachots y ceoi que nous voulons perdre. Nous agiterons ensuite le peuple ; nous lâcherons nos sicaires; nous établirons une boucherie de chp/ir hiimaine, oignons pourrons nous désaltérer de sang. -— Sfaven-vous comment sont décernés les mandats d'arrêt ? '■*^ La commune de Paris ^'en repose sur. son comité de surveillance; ce comité donne à dés individus le droit de faire arrêter ceux qui ieur paraîtront susj^ects; <^eux-ci les subdélèguent à d'autres affidés, dont il faut bien seconder les vengeanceSi si l'on veut en être secondé soi-même. Voilà de quâlle étrange s^rie dépendent la vie et la liberté des >citoyeQs. ter Parisiens osent se dire li^ bres ! Ils ne dont plù$ esclaves des tyrans' co^uronnés, mfiiis ils' le sont des hommes les plus vils; des plus détestables sc^élératsf ilest temps de briser ces chaînes honteuses r d'écraser cette nouvelle tyrannie ; il est temp&i que ceux qui ont fait trembler les homme&f de bien tremblent à leur tour» Je n'igiiore pas qu'ils ont des poignards à liBurs ordres. Dans la nuit du 2 septembre, dans cette nuit de proscription, )i'a-1ron pas voulu les djiriger contre plusieurs députés, contre moi? Ne nous ont*ils pas dénoncés aU peuple comnie

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des traîtres? Heuréu sèment > c'était en' effet le' peuple qui était là; lès assassiàs étaient- occupés pilleurs. >;

Puis après s être éci^ié : aPérisse TÂssemblée et sa mémoire , pourvu que la France ^oit libre ! « il ajoutait au milieu des acclàmationà de l' Assemblée et des tribunes : w périsse rAssémblée et sa itaémoirei ôi'elle épargne lip crime qui. imprimerait. une iaLùhe au nom français^, si, elle nappreud aux nations de TËurôpe qu^au seiu.même de rànarebie moinentànéev où quelr ques brigands nous ont plongés /il est encore, dans notre, patrie quelques vertus publiques, et qu'où y respecte l'humanité: » , ' .

11 termina en disant; : « Je demande que lés mëm-* bres de la CQmmune répondent sut* leur tête- dé la sûreté de tous lé» prisc^nniers^ », " '

Pétion >iht humblèûient couîes^ser son impuissance; il expossL la situation honteuse qu'il acceptait depuis longtemps. « Dans lea moments de crise, il importerait que les magistrats fusseUt las premiei^s avertis : èh bien ! je le dis avec douleur, c^esl toujours 'moi qu'oU' avertit le. dernier^ »

Sant'erre s'exeusa aussi et promit de surveiller éfii* cacement uil reste d'aristocratie eùirîan té.

Un décret eùjoi^QÎt a k' municipalité de rendre s compte de tous lep mandats d'arrêt qu'elle avait, décernés et de la quantité d^e personnes détenues*

Ces actes d'autorité n'avaient plu& aucune sigùificàtion; l'Assemblée législative était à. son terme, encore trois joui*s et la Convention nationale allait commencer son rèjgne» • ^

• ■•-Il

iics élections de Paris avaiedt eommencé le 3 septembre /ce fut; précisément ce j|our4à que les asséin-

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