‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 75 sur 88 · DUMOURIEZ GÉNÉRAL EN CHEF · texte numérisé non relu

DUMOURIEZ GÉNÉRAL EN CHEF

des garnisons insuffisantes et des fortifications en mauvais état. Aucun secours actuel ni efficace ne pouvait être attendu de i'intérieur. Paris étiât en désordre et sans gouvemenient; Texaltation du sentimejQt national ne s'eipployait à rien de régulier, ni d'utile. Quel secours pouvait-on attendre de bataillons fonnés à la hâte, composés d'hommes, dont quelques-uns sans doute étaient animés d'un patriotisme sincère, mais la plupart ramassés dans Técume de la population, mal armés ou ne sachant pas tirer un coup de fusil? L'épouvanté populaire influait sur les résolutions des hommes les plus courageux, et les plus dévoués. Les gouvernants révolutionnaires étaient ignorants de toutes les choses de la guerre. Ainsi on avait formé le projet d'enceindrè la capitale et de la défendre; comme si «n de telle» circonstances, l'armée du roi de Prusse pénétrant jusqu'à Paris , pouvait être setilemeint un^ fait de guerre et ne pas avoir une action toute politique. On allait, ail lieu d'envoyer des secours aux armées qui étaient en face dei l'ennemi, former un camp retranché devant Paris et accumuler les munitions, les ressources et les moyens de défense qui auraient dû siervir à préserver la frontière.

Le salut de la France reposait donc sur une armée de vingt-trois mille hommes, à peu près désorga* nisée, opposée à quatre-vingt mille hommes de bonnes troupe» commandées par le plus célèbre général de l'Europe. -

Le nouveau général réussit d'abord assez bien à rétablir la discipline et à relever l'esprit des soldats : M C'est ce coqùin-là qui a fait déclarer la guerre, » cria un grenadier pendant qu'il passait devant sa compa-

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