‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 77 sur 88 · PLAN DE CAMPAGNE DE DUM0URIE · texte numérisé non relu

PLAN DE CAMPAGNE DE DUM0URIE

et périlleuse partie. Le chef des CordeUers, rhomme politique d'une faction à la fois immorale et fanatique y n'était pas dupe de ses propt*es déclamations; si pour conserver sa supériorité, il obéissait à' leurs^ féroces passions , il savait bien> quoi qu'il en dît y que ce n'était paâ ainsi que le pays pouvait être gouverné et sauvé.

. Il prêta donc tout son appui aux projets de Dumouriez , qui , grâce à cette puissante yolonté , ne rencontra ni refus, ni objections. Luckner, reconnu incapable et nuisible, avait été envoyé à Chàlons pour y former une armée de. réserve avec lés bataillons de volontaireè. Kellerinann fût retiré, avec tsinq mille hommes, de L'armée d'Alsace, les amena à Metz pour renforcer la gjirnison^ et reçut Tordre de conduire l'armée dont le commandement lui était confié , par la route dp Bar et de Vitry, afin d'opérer sa jonction avec Dumouriez; à la première objection, il fut placé immédiatement sous son commandement..

Beurnonville occupait le camp de Maulde, avec onzQ mille hommes; il le quitta,, nonobstant lès ré-, clamations, presque séditieuses , des villes de Flandre, et il se mit en route pour l'Argonne.

Cependant Verdun s'était rendu, le 2, septembre; le brave commandant Beaurepaire s'était brûlé la cervelle plutôt que de signer la capitulation. Dumoùriez écrivit au ministre de la guerre une lettre, où il ré-* pétait sa phrase des Thermopyles, et se bornait à dire : « Verdun est pris : j'attends les Prussiens. »

Ils se firent attendre, et cette lenteur fut heureuse pour l'armée française. Le duc de Brunswick continuait à se prononcer pour une guerre méthodique et lente; il appuyait soii opinion de motifs politiques et

Page 1