SITUATION DE8 ÉMIGRÉS
racles et que l'ordre tie sera rétabli et mainteHti qtie par un gouvernement qui^ en améliorant le sort du j)euple^ lui assure à jamais la destruction des anciens abus.... Si les puissances étrangères parvenaient à metti^e le- roi sur le trôné> Tarmée ne pourrait être employée ' comme force pul)lique. La première chose à faire serait de la disisoudre pour la reformer/ homme à homme^ de créer une maison du roi nombreuse et de prendre beaueoup de troupes étratigèresl. . .. Si l'on croit pouvoir rétablir râncien oindre de choses, si là noblesse pense reiitrer dans tous ses privilèges, les parlements recouvrer leur autorité, le clergé ses richesses et ses prérogatives, le gouvernement son indépendance , on se trompe;. » '
Ainsi tout contribuait à ne laisser aucune puissance morale à Tétnigration ; sans partisans en France, elle n'avait point d'àmîs chez l'étranger. ï*otir comble de détresse, même au dernier terme du malheur, même au fond de sa prison, Louis XVI n'accordait point à ses frères une confiance entière. Monsieur demanda vainement, après le 10 août, à être reconnu comme régeiit par les cours étrangères, Le roi de Prusse n'en était pas étôigné, mais il ne pouvait pas se décider sans l'Autriche, et lé cabinet de Vienne opposait toujours la volonté de Louis XV! , manifestée par le baron dèBreteuil, son représentant, confidentiellement accrédité. Les princes pensèrent qu'ils le persuaderaient en lui «acrifiant M. dé Càlonne, son ennemi pérsonneh Le baron de Breteùil fut appelé à Verdun > 6ù était Monsieur, Avant dé se décider, le comité français et prussien où «e traitait cette question, voulut entendre le baron d'Aubier , récemment échappé' dé Paris, qui n'avait point quitté le roi pendant la