‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 81 sur 88 · ÉGaGFJ^TtOIfS AVEC LK .ROI DE POUSSE · texte numérisé non relu

ÉGaGFJ^TtOIfS AVEC LK .ROI DE POUSSE

jouraée du 10 août,, qui a vAÎt veillé. près de son .Ut danj5 la cellule des Feuillai^ts, «

On lui 46ixïanda quel effet produirait une prôclâfnation 4^, princesj publiée d'accord avec lés piii»sances étrangères. Il se défendit loi^temps de ré* pondre; ou insista et. il dit que là priucipale causQ^de la déchéance du roi, qqe le grief qui serait allégué contre lui m Ton faisait wiïon procès, c'était le muni*fe^^te du duc. d0 Brunswick; qu;e les défendeur? du roi diraient sans dpute que. cette pièice émanait d'un générât qui faisait la guerre à la France et qui ay^t cru gagner pajr çé moyen des^cbàuee^ de succès. Mais si rintelligéncé des princes ayee. le dire de Brunswick tiies puissanées ennemie^, était un fait acci^té et ofiiciél> si le roi> en e&nférànt. à son frère le titre de régent, ^approuvait. ses ajctes , toute défende juridique deyetiait intpo&sible , et }\ çerajit conduit. à Téchafaud. .

(jC roi de, Prusse avait surtout le désirde sauver le, roi,; il n'eût pas voulu avoiir à se . reprocher de çom* promettre son- salut. Monsieur ne fut point reeQunti pour régent, ; v >

L'entreviie demandée par le général Heymann étfiit ie commencemeiit «d'une négaciaAion officielle et pa^ tente, (^a négociation .secrète , Icis relations souterraines de Dumpuriçz et d'Heymann, autçrisées par Je duc de Brun^wickf et même connues dn roi de Prusse, étaient plus anciennes et n'^ayaiênt pas été disepnti* nuées up seul instant , pendant les mpuvefneiits minutaires. , . .

te lendemain de . la bataille , d'après un arrange» ment concerté d'avance^, mi secré^ire du roi de Prusse, Lombard, dont le rôlç s!est agrandi depuis,

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tomba entre lés itiains d'une patrôuîlie française qui le fit prisonnier et l-amena au camp. Il rit Bumouriez * j>0ndaîit la nuit. Selon les instructiohs qu'il avait reçues du roi lul*même^ il posa pour base de la négociation la délivrance dé Louis XVI et le rétablisse^ ment de son autorité constitutionnelle. Dumoutiez avait jusqu'alors ^onné^ à penser que tel était son dér* sir> peut-être mèïne son projet. Il ne désavoua rien lies opinions qu'il avait confessées, mais il représenta l'état d'anarchie et d'effervescence du royaume^ l'atr tribua surtout à l'invasion et montra qu'il n'avait au* euue possibilité actuelle d'atteindre à un. pareil résultat. Il lui fallait, avant de ri6n tenter y acquéHr une grande popularité, rendre des services signalés ej: délivrer le sol français. Ainsi il proposa la retraite de l'armée prussienne, conime uùique chaùce de saqvei* les jburs du roi et de sa famille } en même temps il témoignait une parfaite assurance dejB succès de guerre qu'il comptait bientôt obtenir. H refusa une entrevue avec le duc de Brunswick, elle eût été compt*ométtante. Déjà le projet de l'élever sur le trône de Frauce était imputé aux Girondins : c'était un deâ sujets dé méfiance du parti jacobin.

Lombard fut ^échangé avec un ancien constituant nommé Varenlne , que les Prussiens avaient emprisonné à Verdun ; il fut reconduit au^ camp du duc de Brunswick, par Westérmann, que Danton avait envoyé à Duiàobriez. Il ne fallait pas moins qù^un* tel appui, qu'une telle complicité, pour s'engager dans une semblable négociation «Dan ton. était instruit de tout et aJ)prouvait lés moyens afin d'atteindre le bqt, qui , pour lui comme pour Dumouriéz , était la retraite des Prussiens.>

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Lpmbard avait fait soa 'rapport au roi 4 et il coaseotit à une négociation ouverte qui couvrirait lanégociation secrète. Heymaiinet le oolon^ Maostein * furent enyjojés sous le prétexte d'un cartel; d'échange pour les prisonniers. Dès lors les- comnmnîcaûons furent journalières. Dumouriez fit co&stamment les n&êmes réponses aqx mêmes propositions. Qu'il fût plus ou moins sincère^ il ne pouvait raisonnablement en faire d'autres. Une suspens^ion d'armes entre les deux avant-postes des armées fut conclue. -

Le roi. de Prusse restait incertain et partagé entre 1^ instances des émigrés et de leurs Amis qui voulaient que la guerre fi^tpoussée vivement, et les conseils du parti prussien qui, avec le duc de Brunswick, insistait obstinément pour qu'on .suivît la voie deâ négociations. Mais les négociateurs , n'obtenaient au« çune conc^ession; on leur refusait n^ême de comprendre. Ie9 émigrés dans le cartel d'échange ^ ils furent livrés, san^ beaucoup de discussion, aux ve;ng€fances du parti q^ai tenait le. pouvoir en France; . .

Pendant que D^momi^t n'accordait rien, les. plénipotentiaires prusfiiens s^ montraient de moins : en moins exigeants; enfin . Manstein remit au nom de spn souverain les propositions suivant;es : Jdia délivl'ancQ du roi ; le. rétablissement de la constitution^ de 1791 ; l'évaouatioQ imraédi£^te du territoire fran$^s; la. reniise des places conquises^ Des préliminaires de paix . auraient été signés en mème^ temps , puis un congrès aurait éta ouvert où seraient appelés les plé-< nipotentiaires du gouvernement français.-.

Dunqiourieï pour toute repensa,; montra te bulletin de la séance où. la royauté avait été aboUe par la Convention et la république proclamée, 11 ajouta

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qu!aueun moyeu de s'y opposer ne lui semblait possible. '

Pendant ce temps le. majot Massenbach était allé au ean^p de.Kellermànn ; car maintenant lès deux armées communiquaient assez libt^ement; il y avait dîné avec rétat-majQrw Le général Dillon s'y trouvait , ainsi que lea deux fils aines du diic, d'Orléans qui ^'étaient fort distipgu^s à Valmy, de manière à être mentionnés dan^ h rapport oSiciel. L'offîeier' prussien reconnut là l^es mêmes dispositions que montrait Dumouriez. Le gé^ néraLDillon lui parla assez coïifidemmeÉt^ sans doute pour augmenter encore lé penchant à traiter que les Prussiens laissaient voir, il lui expliqua les mouvements qne l'armée française/ allait exéquter et . qui pouvaient înettr^. en péril l'année prussienne.

La proclamation dé la république ^ le peu d't3spérance que donnait Bumourieztle la restauration de Louis XVI f et même de son s^lut^ ti^ouv^ient le rai de Prusse .moin& résigné que le duc de Brunfiwiek. Chaque jour il se décidait à rompre la négociation , puis on le ramenait à la permettre, encore. Il prenait un intérêt véritable à Louis XVl, et s'indignait en songeant à sa dure prison , aux outrages^ aux indignes traitements qu'il avait à supporter. Dumouriez envoya Westertnann à Paris pour reudre compte à Danton de la i:|égocia,tion> etlui rèçtxnunanda de s'employer à adoucir la captivité du roi, afin de pouvoir affirmer que ce qu'on racontait était très-ei^a^ré. Cette inter* vèntion de Westermann troubla^ les. hommes de la commune;, le. bruit en vint jusqu^à U Assemblée : on diéait qu'un agent prussien était venu s'enquérir 4e la manière dont le. roi était- gardé. Manuel n^o^a point dire la vérité; Tallien apprit à la Gonventipn que c'é-

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tait Westermaan. Le fài nen ùhùui ni pluis^ d'égards y ni plus de pitié î -

, Le du(5 de Brufrswiqfc insistait toujours pour avoir une entrevue avw Dun^du^iei^^ qai n'y consentit poijnté Xbouvfrot , Fanai.et confident du générai , se. l'Cinditatt qu9.Ftier général prossieQ ; Le prétexte , apparent était la isigiiiature du^cartel d'échange y d^nt l^s cpixditiojEis yen^ieat ^^'être réglées. Thouverof^ se reftisa à toute négociation politique; 6lle ne devait déaornciais être ouverte qu'ayec .là CottventiQii ^ sçul pouvoir politique au pays^Uyne pouvait ^rp question dans cette coiiférènce ^que de la retraite de Karméé prussieiine et dés ppéliniinair-es de la paiXi Thouverpt essaya d'en dérinontrer. l'avantage pour les deux pays> Le duc en iwvenart toujours, au sort de Louis XVi < « Il est traité , di^aitril, avec la dernier^ barbarie ; ceci ^^écte particulièrement §• M. leroi de, Prusse, Il importe à son humariité^ à son honneur dô - s'oppqser «^ . de tels excès. Que deviendra ce.malheureu;iroî?Qu't)n nous donuja Srur lui des assurâùees { qu'on lifl assigtu» une plaîîe dans l'ordre nouveau;; qu'^u lui confère par ex,emple le titre de stathouder ou tout autre équivalent, et le roi de Prusse ;réntrera dans ses Éta,t9.; il deviendra votre allié..)) « , ...

Sur ce point l'envoyé de Dumourîez n'avliit 0t ne pouvait avoir mission derépondrel -Toute promesse eut été' désavouée ou violée^

Alors le >duc écouta favorablement le projet d'une convention nïilitaire secrète, porfont éVaouatit)n com-^ plète tlu territoire /français dans' le délai de, vingt jouçs. Dumouriez s'engiageaît à uepoint troubler la retraite. La.remise de Verdun et de Longwi étaii'aussi stipulée. On tonfi.ba d'accord de ces. conditions , mais

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