‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 111 sur 121 · RÉUNION DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

RÉUNION DE LA BELGIQUE

de plus en plus les partisans nombreux de la guerre et des conquêtes. L'orgueil national s'en était ému; en touchant cette fibre, ils étaient assurés d'avoir Tappui de Topinion publique et la majorité dans TAssemblée.

Ce fut sous cette impression que le 24 septembre 1795, Merlin de Douai proposa , au nom du comité de salut public , un décret qui confirmait les décrets précédemment rendus en 1 793 après la première^nvasion de la Belgique , lorsque la Convention avait déclaré la réunion à la France , de la Flandre autrichienne, du Brabant et du pays de Liège. Le nouveau décret prononçait en outre la réunion du Limbourg, du Luxembourg et des villes d'Ypres, Namur , Tournay, Gand et Mous.

On avait déjà fait arriver un grand nombre de pétitions, d'adresses et de députations qui annonçaient que le vœu des habitants de ces provinces était de les voir incorporées à la France. Des journaux, des brochures avaient demandé cette réunion, sans mettre en doute que la Convention pût hésiter un moment. Des discours et des motions avaient même été entendus à la tribune pour célébrer d'avance cette grande et glorieuse détermination.

Aussi plusieurs voix demandaient qu'on votât surle-champ et sans discussion. Lesage d'Eure-et-Loir et Lanjuinais réclamèrent plus de réflexion et de sagesse, lorsqu'il s'agissait d'éloigner le moment où la paix pourrait être conclue; lorsqu'on devait peser et l'avantage de la France et l'intérêt bien entendu des populations que l'on voulait absorber. La discussion fut ajournée à trois jours.

Merlin avait fort insisté sur les décrets de 1793 et

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