‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 114 sur 121 · LEVÉE DU SIÈGE DE MAYENCE · texte numérisé non relu

LEVÉE DU SIÈGE DE MAYENCE

venance. Eschasseriaux^ Hoberjot, Lefebvre de Nantes parlèrent dans le même sens que le rapporteur. On attendait un discours deBoissy d'Anglas, qui renonça à la parole; mais il fit imprimer son opinion , qui était favorable à la réunion.

Merlin de Douai résuma la discussion , et termina par une phrase peu digne d'un orateur ordinairement sérieux : — a Coupez les ongles au léopard ; abattez au moins une des tètes de Taigle, si vous voulez que le coq puisse dormir tranquille. »

Le projet , qui avait été discuté au milieu de l'agitation de Paris et des actes séditieux des sections^ fut voté quatre jours avant le 1 3 vendémiaire.

Une semaine après ce vote la position des armées n'était déjà plus la même. Jourdan avait pris posi- ' tion entre Mayence et Manbeim ; il se trouva en face de Clairfayt^qui, ayant fait sa jonction avec Wurmser^ avait maintenant des forces considérables. Un mouvement de Tarmée autrichienne fit juger au général français qu'il courait le risque d'être tourné. Il avait compté que la neutralité d'un territoire où il appuyait sa gauche serait respectée et qu'il était en sûreté de <;e côté. Les Autrichiens prétendaient que lui-même I au passage du Rhin, avait traversé un territoire neutre. Ce prétexte leur sufiit pour opérer un mouvement qui compromettait l'armée de Jourdan ; il se décida aussitôt à la retraite. Ce mouvement fut si précipité que les bagages de l'armée embourbés dans de mauvais chemins tombèrent en partie entre les mains de l'ennemi.

La division française qui assiégeait Cassel , tète de pont de Mayence, sur la rive droite, n'ayant plus la VI. 29

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possibilité d'être appuyée et secourue par Jourdan, se hâta de repasser le fleuve ^ abaudounant les ligues de circonvallation. Les divisions qui faisaient le siège sur la rive gauche ue se trouvaient pas non plus en force pour soutenir Tattaque de Clairfsyt. N'ayant plus Jourdan à combattre , il fut possible au géaéral autrichien d'eutrer dans la place et de déboudier avec toute son armée sur la rive gauche. Alors Pichegru fut contraint à convertir le siège en blocus , et 1 on commença à évacuer rartillerie dont les lignes étaient armées. Les représentants en mission qui continuaient à ne douter de rien, s'opposèrent à oette mesure de prudence. L*arméc manquait de moyens de transport. Presque toute son artillerie n'était plus attelée; les chevaux étaient morts de faim et de froid.

Le 25 octobre % Clairfayt sortit de Mayence avec des forces considérables et attaqua les lignes françaises. Après une défense opiniâtre «lies furent emportées. Toute Tartillerie tomba au pouvoir des Autrichiens, et Pichegru replia son armée de manière à défendre Manheim. Pendant ce temps Jourdan avait ramené Tarmée de Sambre-et* Meuse sur le bas Rhin.

Ainsi au moment même où la Convention iSnsait place a» nouveau gouvemementi lea opératiom mili* taires que le comité de salut public avaient oudmH nées , malgré les représentatîims des deu généraui en chef, avaient eomplétemmt échoué } les armées avaient repassé le Rhin. Le dénûmwt complet on elles étaient laissées avait contribué pour beaucoup aux échecs qu'elles avaient éprouvés. L'arasée du

* 1 bcttsairt.

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