IA8SACBE DES PRISONNIERS RÉPUBLICAINS
quement des émigrés. Le mois de juillet s'était donc passé presque entièrement sans aucun événement considérable.
Le désastre de Quiberon et la paix conclue avec TEspagne qui signalèrent la fin de ce mois , auraient pu décourager Gharette. Ses espérances furent peutêtre diminuées y son courage n'en fut ni moins énergique, ni moins obstiné. De Vérone et de Londres on se hâta de lui promettre des secours ; M. de Rivière revint pour lui annoncer que Monsieur viendrait se réunir aux Vendéens avec une expédition qui se préparait en Angleterre. La pensée ne se présenta pas UQ instant à Gharette de céder aux conseils de Bernier et de quelques-uns des chefs : ouvrir des négo^ dations pour conclure une seconde paix lui aurait saas doute été facile ; mais il écrivit à M. de Bejarry : — « Gharette est trop connu pour qu'on puisse croire un seul moment qu'il fasse une démarche rétrograde et déshonorante. »
il rendit alors à la guerre son ancien caractère de fureur et d'acharnement; les premiers succès de Gharette avaient mis en son pouvoir trois ou quatre cents prisonniers. D'abord il avait songé à négocier un cartel d'échange, les représentants et le général Canclaux s'y étaient refusés. Quelque temps après , lorsque Gharette eut appris que M. de Sombreuil et les prisonniers de Quiberon avaient été mis à mort, il fit venir deux des prisonniers et leur dit : — H Allez rendre compte aux généraux et aux autorités civiles de la manière dont vous, avez été traités jusqu'ici dans mon armée, et des soins qu'on a pris de vous. C'est avec douleur que je suis forcé d'user de