‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 22 sur 121 · CONTINUATION DE LÀ GUERRE CIVILE · texte numérisé non relu

CONTINUATION DE LÀ GUERRE CIVILE

terre; il écrivit même une lettre au roi George III, pour le supplier d'aider les royalistes à remettre le roi sur le trône. En même temps il pressait Monsieur de venir à Tarmée vendéenne. '

Toutes ces démarches et les préparatifs des Anglais pour une nouvelle descente qui, cette fois, devait vraisemblablement être opérée sur la côte de Poitou , n'étaient pas ignorés du gouvernement conventionnel ; il en prenait peu d'alarme. On pouvait maintenant sans danger faire revenir à l'armée de l'Ouest les troupes qu'elle avait envoyées en Bretagne lors du débarquement de Quiberon. Dix mille hommes étaient détachés de l'armée du Nord , et la paix avec l'Espagne rendait disponible une partie des forces devenues inutiles dans les Pyrénées. A ce formidable déploiement de moyens militaires, la Convention ajouta une garantie peut-être plus certaine du succès. Le général Hoche fut chargé du commandement de l'armée de l'Ouest; l'armée des côtes de Brest reltait sous sa direction. Le pouvoir d'ordonner ou de suspendre les mouvements de troupes fut ôté aux commissaires de la Convention.

Hoche comprit dès l'abord que sa mission était encore plus politique que militaire , et qu'il lui importait de gagner la confiance des populations, comme il avait déjà la confianee du gouvernement et de Parmée. Il publia une proclamation où il rendait hommage aux talents et aux vertus du général Canclaux, que les représentants du peuple avaient souvent dénoncé comme manquant d'énergie et gardant trop de ménagements pour la rébellion ; puis il ajoutait :

— « Ce n'est pas seulement la force des armes que nous devons employer pour rendre à la patrie cette

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