RAPPORT GÉNÉRAL SUR LES PIMAMGES
politique, mais les économistes révolutionnaires avaient professé des idées fausses et des erreurs systématiques sur le travail , la production , la consommation et le Commerce; de sorte qu'à cette époque les excès du système prohibitif semblaient associés aux opinions jacobines.
— c# Les esprits bornés, disait Johannot, se conformant aux préjugés populaires, ont répété sans cesse que notre territoire produisait tout ce qui était néces* saire à nos besoins. C'est de cette erreur qu'est né le maximum.... La politique la plus fausse et la plus étroite considérait la France comme un pays isolé. Quand nous manquions de tout, il nous était défendu de nous approvisionner ailleurs. Le gouvernement s'est mis à la place du commerce; il a détruit l'industrie des particuliers ; c'était tarir la source de la richesse publique. 11 a pris et consommé tout ce que nous échangions avec les étrangers ; il a mis. le séquestre sur les biens que les étrangers possédaient en France. »
A la suite de ce rapport, qui fut appuyé par des orateurs éclairés et convaincus par une triste expérience, plusieurs mesures importantes furent décrétées le 2 janvier 1 795.
— A compter de ce jour, les commerçants, manufacturiers , cultivateurs , et généralement tous les citoyens s'approvisionneront par la voie du commerce libre.
-^ Les droits d'entrée sur les marchandises de première nécessité seront provisoirement réduits à la perception indispensablement nécessaire pour connaître le mouvement du commerce.
— • L'exportation du numéraire est permise.