‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 40 sur 121 · ACCUSATION DE JOSEPH LEBOM · texte numérisé non relu

ACCUSATION DE JOSEPH LEBOM

fait TiDstrument zélé ; il disait donc que les patriotes de 1789, les Girondins et la faction des indulgents s'étaient laissé séduire par la feinte soumission des ennemis de la Révolution , ou par un penchant aveugle à Thumanité, à la modération.

— « La faute que j'ai commise c'est d'avoir été trop inflexible, trop fidèle à des principes utiles dans ce temps-là. Si je vous avais moins respectés , je ne serais pas dans les fers. J'ai fait en sorte d'être le moins coupable qu'il m'a été possible, en faisant exécuter vos lois. Faites des lois justes, et, si vous me laissez la vie , vous verrez si je ne les exécuterai pas avec dévouement. »

11 cita quelques exemples d'hommes honorables épargnés ou sauvés par lui , entre autres un administrateur du district d'Arras , qui avait refusé de signer une adresse d'approbation du 31 mai. — <( On me le dénonça; on voulait le chasser de la société populaire. Non, leur dis-je, non. Je sais qu'il a lu Rousseau et qu'il a des principes. Au contraire, je le nommai agent national près le district.. •• Saint-Just et Lebas avaient ordonné d'emprisonner tous les nobles de quatre départements. Je fis quelques exceptions, au risque d'être dénoncé comme modéré.

n Le tribunal, qu'on présente comme un tribunal de sang, jugeait avec les mêmes formes que les tribunaux ordinaires. Seulement il n'y avait point de jury d'accusation.» — Il citait quelques cas d'acquittement. — « Voilà quelle était la conduite de ce tribunal; voilà quelle était la mienne, quand j'étais livré à moi-même, quand je n'étais pas contraint par le comité de salut public ou par vos décrets. J'étais votre exécuteur aveugle et soumis; vous condamniez a

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