CGUSATIOM DE JOSEPH LEBON
mort : ce n'est pas ma faute. Si vous aviez prononcé le bannissement, il n'y aurait eu que des bannis.... De moi-même je n*aurais rien fait de semblable ; mon cœur y répugnait; je me sentais révolté de cette continuité de supplices ; j*en étais en secret déchiré. Mais je ne trouvais pas^ même parmi les citoyens, une opinion prononcée contre ces mesuresi à laquelle j'aurais pu me rallier pour les faire cesser. »
La défense de Joseph Lebon se prolongei^ pendant plusieurs séances. Comme la Convention était alors très*occupée , surtout par la discussion de Tacte constitutionnel , un intervalle de dix jours séparait les audiences de cette procédure. Il fut écouté avec les égards dus aux accusés, et plusieurs observations furent présentées par des représentants qui paraissaient lai être favorables. Il donna des explications sur plusieurs des faits qui lui étaient imputés. Sans pouvoir les nier, il en écartait quelques circonstances inexactement rapportées. Mais le fond de sa défense, et il y revenait sans cesse, c'était la haine calomnieuse de GuSroy et le devoir d'obéissance que lui imposaient les volontés de la Convention ou les dangers de la République. Il se plaignait amèrement de ce que le comité de sûreté générale, en faisant saisir ses papiers, lui eût enlevé dea moyens de défense. Le comité affirmait que toutes les pièces qui avaient un intérêt personnel pour Lebon lui avaient été rendues ; à quoi il répliquait que tout s'était fait hors de sa présence et sans garantie. L'Assemblée passa à l'ordre du jour sur cette réclamation.
— ce Prenez, dit-il en finissant, tel parti que vous jugerez convenable à mon égard ; la déportation , le bannissement, la mort même, si le salut public la re-