‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 47 sur 121 · SÉANCE TUMULTUEUSE · texte numérisé non relu

SÉANCE TUMULTUEUSE

naires de brigands, en jurant comme le dernier des crocheteurs.

— (( Voilà, dit un officier de la garde nationale, une grande preuve de respect pour le droit de pétition. »

Le président remonta au fauteuil, essaya inutilement de calmer le désordre, et la séance se termina au milieu du bruit.

Trois jours après, Dubois-Crancé s'excusa de sa vivacité déplacée. — « Né et élevé dans les*forèts des Ardennes, j'y ai sucé avec le lait une sorte d'âpreté que Tamour de la liberté peut encore exalter, w

Par suite de cette âpreté, il fit un discours d'une extrême violence contre la Réaction et le royalisme.

— « Citoyens, disait-il, ne prenez point le change. Il est une classe d'hommes en France pour qui vous êtes tous des Terroristes ; car tous vous avez déclaré le roi coupable de haute trahison et voté la République ; aux yeux de ces hommes , ce grand acte de justice est un crime ineffaçable. >»

Cette parole de Dubois-Crancé expliquait mieux qu'aucune autre le vrai de la situation. Le 21 janvier était le mot de ralliement pour la majorité des conventionels.

Un autre aveu lui échappait aussi *. Il se plaignait que le comité de législation n'eût pas encore proposé rétablissement de sur la commission des douze, des* tinée à mettre les détenus en liberté. Il voulait que la loi fût rendue avant les élections, afin que les réactionnaires n'eussent pas le champ libre dans les assemblées primaires.

Il demandait encore que le comité rendît enfin compte de l'examen qu'il avait dû faire des dénoneia^ lions iiortées contre plusieurs représentants. ~€cN'a-

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