‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 54 sur 121 · RAPPEL DES RÉFUGIÉS DE · texte numérisé non relu

RAPPEL DES RÉFUGIÉS DE

bés en esclaves sous le joug odieux des droits féodaux. »

Puis après avoir parlé* de son respect pour les opinions religieuses et pour la liberté des cultes, il voulait poursuivre les prêtres fanatiques qui avaient (c créé et alimenté la Vendée ; » et il invoquait « la philosophie y cette fille du ciel, cet auguste présent des dieux, » qui avait commencé la Révolution.— « C'est parce qu'on la outragée, disait-il, qu* ensuite on a fait le mal. Il faut la rappeler dans notre patrie, et la défendre contre les royalistes et les fanatiques, ses éternels ennemis. »

Il fut aussi le premier qui rétablit parmi les lieux communs déclamatoires « les patriotes de 1789, ces vieux amis de la Révolution : » donnant ce nom aux hommes qui n'avaient pas cessé de Taimer après le 10 août. Depuis lors, tous les gouvernants qui^ dans leur intérêt personnel ont supprimé la liberté, se sont constamment réclamés des principes de 1789.

Tallien parlait ce jour-là pour appuyer Legendre qui, maintenant, était aussi ardent à combattre la réaction qu'il Tavait été trois mois avant à la susciter; il se plaignait de l'indulgence du gouvernement pour les émigrés. — « Us rentrent en France, disait-il, et y trouvent un asile; bientôt ils auront des défenseurs. Déjà on ose faire une distinction entre les émigrés et les réfugiés. On voudrait faire rentrer ceux dont la fuite remonte au 2 septembre. La Fayette ne serait-il donc qu'un fugitif, qu'un républicain persécuté? «

La crainte de voir rentrer ces patriotes de 1789> qu'on célébrait à la tribune, préoccupait tellement

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