‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 74 sur 121 · DÉCLARATION DES SECTIONS · texte numérisé non relu

DÉCLARATION DES SECTIONS

lement aimé et respecté ; dans sa première jeunesse il avait servi pendant la guerre de 1743; puis il avait été successivement ambassadeur à Rome^ à Berlin, à Londres, et avait laissé, dans la politique, le renom d'homme sensé et clairvoyant : comme duc et pair, il avait, dans les querelles du Parlement et de la cour, montré un caractère indépendant. A nulle époque de sa vie il n'avait eu d'ambition. Ses opinions avaient été constamment modérées, et dans sa vieillesse il semblait être seulement un homme de lettres et un académicien; emprisonné pendant la Terreur, il avait été oublié par les comités de la Convention et par le tribunal révolutionnaire.

Ce n'était certes pas un choix factieux, et il fallait toute la grossièreté soupçonneuse des Jacobins pour traiter ce bon et aimable vieillard de vil courtisan des sections, préparant sa paix avec Louis XVIII ^ Ni le président, ni les électeurs qui l'avaient nommé n'eurent un moment la pensée de résister à la force armée que la Convention envoyait pour dissoudre leur assemblée. Us étaient moins nombreux qu'ils ne lavaient espéré et n'avaient aucun moyen de défense. Ils se séparèrent en s'ajournant au lendemain. Lorsque Barras arriva sur les onze heures du soir, à la tète du bataillon sacré et de quelques troupes , il ne trouva personne dans la salle du Théâtre-Français. Ce fut un mécompte pour les révolutionnaires ; ils auraient voulu que la bataille s'engageât et ils regrettèrent que cette mesure tranchante et décisive eût été prise trop tard par les comités.

Cependant la funeste idée de ce rassemblement de

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