‹ Histoire de la Convention nationale (volume 4)Chapitre 83 sur 121 · LES ÉLECTIONS · texte numérisé non relu

LES ÉLECTIONS

sens. Peut-être les révolutionnaires^ et ce qui eût été graye^ les yotants de la mort du roi étaient-ils menacés de ne pas avoir la majorité dans le nouveau corps législatif. Si, par suite^ les membres du Directoire exécutif étaient choisis hors de cette faction, que deviendrait-elle , dès que le pouvoir et la force ne seraient plus entre ses mains? Tout ce qu'elle avait obtenu de la Convention depuis quatre mois : la constitution du pouvoir exécutif; la faculté d'en choisir les membres pour cette fois et par exception, parmi le corps législatif; la réélection de cinq cents conventionnels; et enfin le canon de vendémiaire : toutes ces précautions prisesi pour rester le's maîtres du pays et se prévaloir du passé au lieu d'avoir à s'en inquiéter, pouvaient donc se trouver vaines et insuffisantes.

Dès lors il ne fut plus question que de ce danger. Dès le lendemain , quelques citoyens d'une section vinrent rappeler qu'elle avait protesté contre les opérations électorales, parce que l'assemblée primaire avait exclu des individus qui avaient droit de voter.

— • ce Les chefs de la conspiration sont dans le corps électoral, disaient les Montagnards. Son bureau est peut-être en correspondance avec le comité contrerévolutionnaire de Bàle ; les pièces lues hier le prou* vent. Si vous maintenez le collège électoral de Paris, vous aurez des députés qui protégeront les compagnies de Jésus. »

Cette prétention révolutionnaire ne fut pas accueillie favorablement. Daunou qui était devenu l'organe habituel de la commission des onze et pour ainsi dire le représentant de la Constitution, répondit; —

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