DERNIÈRES INTENTIONS DE LA CONVENTION
condamnés à mort et exécutés. On put craindre un instant que la juridiction militaire fût impitoyable. Cette inquiétude ne dura pas longtemps. L'opinion parisienne , les vœux des honnêtes gens pénétrèrent dans le conseil de guerre. On acquittait les prévenus qui avaient été arrêtés et conduits devant les juges. On condamnait à mort quelques absents par contumace y sans qu'aucune recherche fût faite pour se saisir de leur personne. Après quelques jours y pondant que les Jacobins s'indignaient à la Convention et réclamaient contre Timpunité» une sorte d'amnistie tacite rassura les esprits. Les contumaces se promenaient librement sans craindre d'être arrêtés. Un soir^ M. de Castellane répondit au qui-vive d'une sentinelle : •<— ce Castellane, con« tumace. »
Il y avait dans les comités quelques représentants qui se complaisaient à voir les choses se passer ainsi et qui se faisaient protecteurs des prévenus. Daunou sauva ainsi M. Lacretelle.
Lorsque la Convention, après le discours où Barras avait demandé que l'infâme Menou fût envoyé à l'écliafaudy l'eut traduit devant le conseil de guerre , le général Bonaparte lui fit passer ce billet ; — « J'ai tout vu, on veut vous perdre; mais je ferai tout pour vous sauver, en dépit de la rage qu'ont certains représentants de faire retomber leur sottise sur la tète des généraux. »
Le général Menou fut acquitté.
La séance du 1^' brumaire ' avait confirmé et sanc-
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