DERNIERS DÉCRETS DE LÀ CONVENTION
troisième projet suspendait la circulation des assignats : on en aurait émis de nouveaux qui auraient eu cours forcé pendant quatre mois, après lesquels ils ne seraient reçus qu'en payement de domaines nationaux. Après les quatre mois les anciens assignats pourraient revenir en circulation en perdant un quart de leur valeur nominale.
On demanda de toutes parts la question préalable.
Après avoir entendu plusieurs discours et une discussion vive où les Montagnards parlaient toujours des souffrances du peuple, le maximum fut repoussé; il sembla évident à chacun que l'embarras tenait à Tavilissement des assignats , qui augmentait d'une manière inégale et imprévue le prix vénal des marchandises et des denrées. En ce moment le louis d*^r de vingt-quatre livres était coté^ à la Bourse, pour plus de deux mille livres.
Le seul projet qui fut adopté établissait une contribution extraordinaire , payable vingt jours après la publication du décret et vingtuple des impôts directs. •
La commission des cinq avait terminé sa tâche. La Convention décréta qu'elle était supprimée.
Ce fut dans cette dernière époque de son règne, au milieu des orages qui signalèrent la transition d'un gouvernement à un autre, que la Convention vota le plus de décrets : non pas seulement des mesures de salut public et des lois politiques , mais des lois civiles, des codes tout entiers, des règleinents d'administration ou de finances. Elle voyait la nécessité de remettre, autant que possible, l'ordre dans la législation et dans la gestion des intérêts publics ; elle