‹ Histoire de la convention nationale (volume 5)Chapitre 40 sur 81 · LA CONSTITUTION EST PROCLAMÉE · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION EST PROCLAMÉE

de vos membres que vous avez rejetés. Quoi! cette adresse n'a pas trouvé ici une seule voix qui ait démenti ces calomnies ! Ainsi le tocsin est sonné sur Paris, et c'est dans cette enceinte qu'on l'a sonné! A qui attribuer les malheurs qui nous menacent encore, après tous ceux qui nous ont accablés? Ne serait-ce pas à ceux de vos membres qui cherchent chaque jour à semer des germes de discorde parmi vous et parmi nous? Ne seraient-ce pas ceux qui désignent comme des ennemis de la chose publique, les citoyens qui n'acceptent pas vos décrets des 5 et 13 fructidor? »

Une adresse encore plus injurieuse, présentée par la section de Bonne-Nouvelle, suscita un discours très-violent de La Réveillère-Lepeaux. Il parlait des meneurs de sections. — « Qu'ils soient parés d'habits élégants ou couverts de haillons et de sales bonnets; qu'ils parlent un langage épuré ou celui de la grossièreté et de l'ignorance, ils ne perdent jamais de vue leur éternel projet de concentrer la souveraineté dans Paris; vous les voyez constamment avilir, maîtriser, opprimer, abreuver d'amertume, mutiler atrocement la représentation nationale : s'il était vrai que ces messieurs les brillants meneurs du jour voulussent sincèrement la République, au lieu de jeter le trouble partout par leurs émissaires, leurs écrits, leurs arrêtés , leurs adresses , ils rejeteraient tout simplement ce qui leur déplaît , accepteraient ce qui leur convient et attendraient en paix le vœu national. »

Le 15 septembre, presque tous les procès-verbaux des assemblées primaires étaient arrivés. Philippe

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