TROUBLES A CHARTRES
deux Jacobins célèbres à Paris étaient venus se présenter aux assemblées primaires; ils avaient été ainsi l'occasion de quelque trouble.
La Convention décréta que la loi du 1 2 fructidor ne pouvait être appliquée aux détenus arrêtés par décret de la Convention ou par ordre du comité de sûreté générale.
— « Si nous n'y prenons garde, disait Boissy d'Anglas, Pache et Bouchotte seront mis en liberté, encore que nous ayons décrété leur mise en jugement. »
Tallien ajouta que toute la France demandait justice de Turreau et des généraux qui avaient répandu des flots de sang dans la Vendée; mais il voulait en même temps le jugement de Cormatin , des chefs de chouans et des assassins du Midi.
Fréron s'étonna que Barère ne fût pas encore jugé ou déporté.
Cette apparente impartialité dans la distribution de la justice ne calmait point la fermentation des esprits. Non-seulement les sections de Paris se disposaient à résister aux actes de la Convention; mais dans les départements environnants, plusieurs assemblées primaires se mettaient aussi en possession de la souveraineté du peuple. Elles y étaient encouragées soit par l'exemple de la capitale, soit par les journaux dont l'audace allait toujours croissant, ou encore par quelques intrigants plus ou moins royalistes, occupés à provoquer des manifestations plutôt qu'à tramer des complots.
L'assemblée primaire de Châteauneuf, département d'Eure-et-Loir, avait donné ordre de se retirer à un détachement militaire envoyé pour maintenir le bon