‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 10 sur 108 · ACTE d'accusation db mabat · texte numérisé non relu

ACTE d'accusation db mabat

déplu par la chaleur de vos ftmea; 4s'e8t contre* moimême peut-être, bieb que je me sois toujours attaché i n'aigrir, à n'offenser personne. Marat n'a jamais été mon ami ; je n'ai point partagé ses erreurs, qu'on trayestit en crimes; mais je le regarde conrnie un bon ^toyen, un défenseur de la cause du peuple. »

On demandait l'appel nominal; le vote fut pror nonce à haute voix. Beaucoup de députés le moti-^ Tèrent par quelques paroles ; deux Montagnards dejnaadèrent la couronne civique pour Marat, qui avait l>ien mérité de la patrie. Les spectateurs distribuaient leurs applaudissements ou leurs huées selon le vote. Deos cent vingt votèrent pour l'accusation; cent trente-deux contre ; quarante-huit se récusèrent.

Les Girondins venaient de remporter une victoire ^pd ne devait pas leur profiter. Pour l'obtenir, ils andent montré plus de colère que de fermeté poli*tîque. Leur situation restait la même, et ils avaient irrité leurs ennetnis, sans gagner un moyen de plus pour détruire leur puissance. Ils n'avaient point autorité complète sur le conseil exécutif ; la commune était résolue à les exterminer ; le tribunal révolutionnaire appartenait aux Jacobins et à Danton. D'ailleurs, et c'est ce qui décidait de leur sort, aucun corps militaire n'était à leur disposition. Qu'importait la majorité de l'Assemblée, lorsqu'ils restaient à la merci des forces de la rue. Les députés de la Plaine votèrent pour eux à contre-cœur ; plusieurs s'abstinrent; ilfif croyaient que la Gironde n'avait point de ([uoi soutenir ce succès et qu'elle se créait . un plus grand danger. Vergniaud et Gensonné, eux-mêmes, forent d'un avis contraire à l'accusation de Marat et lie votèrent pas.

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