‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 11 sur 108 · PÉTITION DE LA COMMUNE · texte numérisé non relu

PÉTITION DE LA COMMUNE

La pétition que Camille DesmouliDs avait annoncée fut apportée dès le lendemain ; elle avait été concertée dans une séance des Jacobins. Robespierre, sans se charger de la rédaction> avait donné son avis détaille sur ce qu'elle devait dire et sur le caractère qu'il convenait tle lui iniprimer. Elle fut apportée par une solennelle députation, sous la -conduite du itaaire. Les tribunes applaudirent à leur entrée.

.Un orateur, nommé Rousselin, en donna lecture : «Législateurs, dit-il, les rois n'aiment pas la vérité; leur .règne passera : le peuple la veut partout et toujours ; ses droits ne passeront pas. Nous vous demandons vengeance des outrages sanglants faits depuis si longtemps à ces droits sacrés. >^

Après M début hautain et menaçant, la pétitîoo rapi^elait qm les Parisiens* avaient toujours été fes premieis à attaquer et à renverser la tyrannie , et que' leur position, ieur donnait Tii^itiatire de la vengeance.

(c Nous reconnaissons que la majorité de la Convention est pure, car elle a frappé le tyran. Nous ne * demandons pas la dissolution efiDrayante de la Convention, ni la suspension de la machide politique. Loin de nous cette idée anarchique! Nous venons, armés de la portion d'opinion publique du département de Paris, provoquer le cri de vengeance que va répéter la France entière. Nous allons lui indiquer les attentats et les noms de ses perfides mandataires ! >i

Puis commençait une longue accusation contre les hommes principaux de la Gironde, accusation générale et vague, vraie polémique de parti, où les opinions étaient incriminées et non pas les actes. La

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