‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 18 sur 108 · SLITE DE LA DISCUSSION · texte numérisé non relu

SLITE DE LA DISCUSSION

bitades, à ses traditioDS, à ses crojanc^s, il n'y avait= qu'à chercher une combinaison de principes, qui se — rait la meilleure constitution possible pour tons les temps et pour tous les lieux. Chacun ayait droit à présenter son système sans le soumettre au contrôle de Texpérience historique, en s'appuyant, soit de généralités orgueilleusement âflirmées, soit de citations grecques ou romaines, texte facile de déclamation.

L'orateur du genre humain, Anacharsis Clootx,* expliqua dans un long discours les bases constitutionnelles de la républic(lie du genre humain. En lisant le texte de ce projet , on suppose aisément ce qu'il y avait de sottise et de folie dans les développements qu'il fit entendre à la Convention.

(( L'Assemblée nationale voulant mettre un terme aux erreurs, aux inconséquences, aux préjugés contradictoires des corporations et des individus qui se disent souverains , déclare solennellement sous les auspices des droits de l'homme : « H n'y a pas d'autre souverain que le genre humain. — Tout individu, toute commune qui reconnaîtra ce principe lumineux et immuable, sera reçu de droit dans notre association fraternelle, dans la république des hommes, des germains, des universels. — A défaut de contiguïté ou de communication maritime, on attendra la pi'orogation de la vérité pour admettre les communes lointaines. »

Cette discussion se prolongea pendant tput le mois de mai, sans cesse interrompue par les séances orageuses, où éclatait la guerre civile entre les deux partis, où se manifestaient les présages certains d'une journée d'insurrection.

Les dissertations sur les principes généraux de

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