BANNISSEMENT DE LA FAMILLE DE BOURBON
I ''occasion sembla propice aux Girondins pour rèproduire leurs attaques contre le duc d'Orléans. Fonfrède 0 'acquitta de cette mission avec un zèle révolutionnaire que personne n'aurait pu surpasser; la motion a.vait été faite par Carrier , et il Tappuya;
«< Je ne conçois pas comment la proscription de la famille ci-devant et toujours royale n'a pas été comprise au nombre des mesures que voub avez ordonnées. Il faut faire cette loi révolutionnaire , cette loi terrible que le salut du. peuple commande et justifie. Si le jour où vous avez fondé la république, vous aviez banni tous ces Bourbons., vous auriez épargné à la France bien des troubles, à vous bien des divisions, à vos armées bien des échecs. Les républiques ne subsistent que par .les vertus; les princes ne méditent et ne vivent que de crimes; corrompus dans les cours, ils corrompent vos. soldats dans les camps; il D'est pour eux ni foi, ni serment; c'est en pi*ofanant le nom sacré de patrie, qu'ils aspirent en secret à redevenir un jour vos maîtres. Voyez Égalité : il fut comblé des faveurs de la fortune , il était né du sang de vos tyrai^s, et malgré cette tache d'infamie , il commandait T06 armées.... Eh bien ! il conspire, il fuit, il passe à Tennemi.... Les princes, au moins pour les forfaits^ sont tous parents. Conservons donc tous ces Bourbons, et si les tyrans qu'est allé. rejoindre Égalité auxquels il a livré nos collègues, osent, au mépris du droit des gens , porter sur les représentants du peuple UQ fer assassin, que tous ces Bourbons soient traînés au supplice; que leurs tètes roulent au pied des échafauds ; qu'ils disparaissent de la vie , comme la royauté a disparu de la république et que la terre de