COMIUSSION MUNICIPALE DE SALUT PUBLIC
la liberté n'ait plus à supporter leur exécrable présence. M
11 y avait dans ce langage furieux un fond réel de passion révolutionnaire, mais il était inspiré bien plus encore par le soin de repousser l'accusation injustement dirigée contre son parti, auquel on imputait une complicité avec la conspiration de Dumouriez et les prétendus projets orléanistes.
Le décret fut voté d'enthousiasme; il embrassait toute la famille des Bourbons , quels que fussent le sexe et l'âge, notamment le jeune duc de Montpensier qui servait à l'armée des Alpes maritimes sous le général Biron. 11 était devenu, disait-on, un sujet de vive inquiétude pour la république. Sillery, malgré sa qualité de représentant, fut envoyé en prison. Laclos, l'agent reconnu de toutes les intrigues entreprises au nom du duc d'Orléans, fut aussi décrété d'arrestation. Le général Miaçzinski, que Dumouriez avait envoyé à Lille pour entraîner les troupes dans la rébellion , fut traduit devant le tribunal révolutionnaire et jugé à mort quelque temps après.
Le duc d'Orléans, malgré ses réclamations, fut envoyé à Marseille où il fut enfermé avec se» deux fils , le duc de Montpensier et le comte de Beaujolais. Les Girondins auraient voulu que Bordeaux fût choisi pour lieu de détention. 11 en fut ordonné autrement.
Si la grandeur du péril avait imposé à la Convention plus de raison et plus de gravité j si, pour un instant, les partis avaient semblé s'y concilier, il n'en était pas ainsi dans les régions inférieures de la démagogie. Les assemblées de section étaient, plus