PÉTITIONS POUR LE MAXIMUM
de ses compatriotes ; ils ne pouvaient souffrir que lia domination, exercée par eux sur le peuplç en flattant ses passions ou trompant ses intérêts, rencontrât une concurrence.
Les Girondins n'avaient assurément point pensé à fonder ufte aristocratie. L'influence réduite à un cercle aussi étroit ne pouvait leur paraître un attentat à Fégalité ; elle était plutôt salutaire à une liberté tiea réglée. Lanthenas, un des amis de M"*" Roland-, demandait qu'on élevât dans chaque canton un tetnple consacré aux assemblées , aux fêtes publiques, à des lectures morales faites çn comntun.
Quelques-uns , pour affranchir les habitants dés campagnes de la démocratie des populartîons jurbaines^ voulaient que la municipalité des villes et des bourgs ne s'éterijdît jamais sur une baplielie. Les représentants de toute opinion insistèrent pour que le droit de suffrage fût exercé dans la c.ommune. Phélîpeaux proposa de diviser toute la population par dizaines et par centaines, afin d'établir un régime a la fois populaire et hiérarchique. L'autorité . abusive du maire de Paris fut alléguée pour demander que les grandes villes fussent divisées en plusieurs municipalités. .
. L'examen de l'a constitution ne fut pas poussé plus loin , une révolution nouvelle vint mettre un terme à ce travail; il fut repris plus tard sous l'influence d'une situation différente.
Parmi les scènes de discorde qui troublaient la Ck)nveiition, plusieurs furent suscitées par une ques^ lion où se mélaierit les passions populaires, et par conséquent l'irritation de l'esprit de parti., 11 fallait encore s'occuper des subsistances. Les mouvements lit. 5