‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 22 sur 108 · PÉTITIONS POUR LE MAXIMUM · texte numérisé non relu

PÉTITIONS POUR LE MAXIMUM

défenseurs de yos propriétés. Le maximum , la résiliatioD des baux/utie contribution' sui" les riches^ et puis nous partirons pour Tarmée , mais pas avant 1 Si Vous n'adoptez pà& nos propositions nous vous déclarons que nous sommes en état d'insurrection. Dix mille Jiommes sont à la porte de la salle, i)

A la société des Jacobins, on allait plus loin encore Xe déchaînement contre la liberté du commerce était poussé au point' qu'une haute approbation fut donnée À la municipalité de Dijon pour avoir intercepté un convoi de grains destiné à Châlons-sur-Saône. Ce chargement suivait la roiite accoutumée du commerce des blés. Un orateur demanda la peine de mort contre tout voiturier qui transporterait ' des grains sans^la permission du maire.

La Convention céda : il fut décrété que, provisoirement un maximum serait établi; il devait varier selon Tespèce de grain et selon le prix moyen des localités; râdministrafion* pouvait rabaisser, mais non raugmebter.'

Quatre mois auparavant , Robespierre , Saint--7ust,

Mafat lui-mênie avaient pairie contre le maximum;

maintenant ils cherchaient leur force au plua bas de la

population, parmi les classes irréfléchies et ignorantes,

qi^i ne savent psts combien leur importe Tordre social

et quelle misère les attend lorsqu'elle^ Tout troublé.

Il fallait les corrompre pour les mettre en mouyeinent

contre la faible autorité légale qui subsistait encore.

Après avoir été contrainte à rendre un décret par

lequel on croyait déterminer la valeur du blé , parce

qu'on en réglait le prix, la Convention en agissait de

même pour le numéraire métallique : elle portait des

peines contre quiconque changerait à titre inéga^ des

72 i>ÉPUTATION DE BORDEAUX.

939ignats ayexi les monnaies d'or et d'argent. Aucun< transaction nç devait stipuler une différence entre 1 payement en espèces et le payement en assigûats. Il ayaît beaucoup de représentants qui croyaient avoiir ain^i établi le pair entre le papier-monnaie et le numéraire.

Le 17 avril, une députation de la ville de Bordeaux vint apporter à la Convention une correspondance ef des pièces saisies sur un courrier, qu*avait fa[it arrêter le comité de sûreté générale du département de la Qironde; car dans le désordre universel, beaucoup d^autoritéâ s'instituaient d'elleâ-me;nes. Ces pièces étaient envoyées par la société des Jacobins à Tadreafie de sociétés qui lui étaient afi^liée^. Outre }es discours de ^rat, de.€ollot d'Hcrbois,' et autres Jacobins-notables, il y avait des lettres qui annonçaient un projet 4^extermiQaliQn contre les royalistes et leâ Girondins; d^autres où il était.qiiestion de malversations que commettaient ou projetaient de zélés révolutionnaires récemnpient pourvus d'eniplois publics.

La lettre, où il était question du massacre d'un certain nombre de membres, de la Convention , Tut couverte d -applaudissements par les tenants des tribunes publiques. Pontécoulant deifaanda que le procès-verbal mentionnât (Cette manifestation. « Il faut, disaitilji ^ue nos départements sachent qui ils- doivent venger. >) On voulut Tempê^her de parler; FAssemblée pro^iouçâ qu'il serait entendu : « Il doit être permis, eontinua-t-il, à un homme placé sur la liste, de proscription, de constater la position où, noos sammés ici. Il faut qu-on sach«' à quels outrages *et à quelles féroces menaces sout exposés les premiers

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<t les plua çoDstaQta ^u^ïs de 'la libeFtc. Je déclare ^q'à moinç d'être arraché de cette irHuioé^ percé de ^M)'up8 de' poignard ]| mon département '«n sera iqflBtruit. »

La propodilibn i*ut votée par une très-graûde niajoité. j On demanda l'arrestation des hommes (jfui yaieat signé les lettres où tes massacres étaient ai^onces. '.Robespierre réclama, contre ce mépris du ^roît des citoyens. t'Assemblée s'engageait dans un â^ystème odieux et tyranniqae. (c On a décrété l'kccu- ^sation de Marat sans Pavoir entendu ; on Va mettre eii ^arrestation deux, citoyens qui ne sont coupables d'auun crkne. i> l\ deipanda le renvoi âes pièces* au comité 6 sûreté générale y où la* Montagne avait la .majorité. 'AdseHiblée ordotma TimpresTsion deç pièces et; le x^qvoi aux ^comités de ^alut public et de législation.

Xc9 moment le parti modéré et les Oirondins foN naîent la majorité*^ Lasourcç. fut élu président î et trois députéâ de. la droite furent secrétaires. Un 'grand uom[})re d:e Moi^agna^ds étaient en,mi6sio];i aux armées^. cil. dans les départements. Ce. n'était pas. la seule cause* qui avait procuré cet -avantage à leurs adversaires. Us se montraient si violents; il était tellement vianifeste que leur volonté était de conquérir, p$ur- tous moyens , uqe domination despotique et saQguinaiire> qu'ils avaient fait tourner contre eux QQ mpyeïi employé ordinairement avec succès ; ils; voulaient Caire, peur, et au contraire ils avaient -montré anx modérés l'indispensable nécessité de.se défendre. U combat allait 'dorénavant être continué sans relâche. . La diôcussion fut reprise sur la pétition des sections (jui avait «déjà* été itnprouvée par l'Assemblée;

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