‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 4 sur 108 · SÉANCES DES JACOBINS · texte numérisé non relu

SÉANCES DES JACOBINS

c^u^aaparavanty devenues de véritables elulis.^ Il y fut irésolu que chacune déléguerait un commissaire, pour :Cbriner une assemblée ceiïtrale de salut public ^ qui aviserait aux moyens de sauver la patrie et correspondrait avec les départements , sous la sauvegarde du peuple. Cette réunion demanda à la municipalité un local peur y siéger; sur le réquisitoire de Chaur mette y il leur fut accordé une salle dans Tarchevêché, et la mairie se chargea des fr)5iis de bureau. Pache ne compromit pas son nom dans cette tolérance ; mais les hommes, qui s'étaient groupés autour de lui et qui le dominaient, faisaient le fond de ce vaste comité. C'étaient surtout des hommes de désordre et de sang; un des principaux était Truchon, l'homme à la grande barbe. Pour être admis il fallait jurer Tapprobatien des -journées de sçptembre \

La Convention ne consentit point à une telle usurpation de pouvoir ; elle manda la municipalité , et Chaumette vint s'excuser de. sa connivence. Des orateurs de section, qui présentaient des. adresses trop extravagantes, furent sévèrement accueillis. Il y en eut qui furent reconnus pour des repris de justice. Le comité central fut désavoué par le corps électoral, autre réunion , qui , pour l'ordinaire , se monlrait aussi séditieuse qu'elle était illégale.

La .société des Jacobins s'éleva plus décidément encore contre ce qui lui paraissait un désordre et surtout une rivalité. Elle dévenaitchaque jour davantage le premier pouvoir de rÉtat; elle recevait l'influence des hommes politiques de la Montagne; ils pouvaient

' Rapport de Chaumette à la Convention. — Mémoires de Meiilan.

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