‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 39 sur 108 · COMM SSION DES DOUZE · texte numérisé non relu

COMM SSION DES DOUZE

une nuit, trente-deux députés dé la Convention , de les conduire aux Carmes, de les septembriser, ^uis de répandre le bruit qu'ils avaient émigré en voyant leurs complots découverts. 11 y avait eu des orateurs qui s'étaient offerts pour l'office. de bourreaux. La majorité avait néanmoins reppussé ce programme de massacre.

Le lendemain un nomnjé Varlet, jeuile homme de vingt ans qui s'était faii un nom au 10 août et au ï septembre et que son exagération rendait parfois suspect aux Jacobins comme espion ou agent i)rovocateur, proposa le massacre de l'entière majorité de la Convention, des anciens députés de l'Assemblée conslit^ante, de tous les nobles, prêtres ou robins, la suppression des ministres., la destitution de tous les officiers de l'armée. Paché, en voyant jusqu'où pouvait aller la démence révolutionnaire, interrompit les réunions de la mairie; mais o;i s'assemblait toujours à l'Archevêché; on y avait formé un comité d insurrection.

Les renseignements qui parvenaient à la commission des douze, arrivaient aussi directement à l* Assemblée, transmis par plusieurs sections de Paris. Elles ju8tifia;ent ainsi leurs alarmes et protestaient en niême temps de leur dévouement à la Convention , de leur zèle pour la défendre. De pareilles assu-

^ces étaient envoyées aussi par beaucoup de départements.

Ces adresses et les députations qui les préjsentaient devenaient chaque jour l'occasion de séances tumultueuses. Ce n'était plus seulement les Girondins qui aceueiljaient favorablement ces manifestations de l'opinion publique et les inquiétudes des bons citoyjens; in. 8

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