COMMISSION DES DOUZE
des représentants assis sur les bancs de la gauche exprimaient hautement leur indignation y demandaient des mesures contre les scélérats , et'parlaient en termes sévères de la conduite du maire de Paris.
Marat, Levasseur^ David, Duhem, prenaient sans hésitation la défense des . conspirateurs , et dénonçaient les Girondins.
Malgré le pouvoir presque dictatorial dont la .Convention avait voulu investir la* commission des douze, elle se voyait impuissante; nulle force n'était «ou s sa main , elle n^obtenait aucune obéissance. Elle proposa un décret pour réglementer les assemblées de section et les appels de la garde nationale. Le préambule excita d'abord d'assez vives contradictions. 11 était peut-être ce qu'if y avait de plus significatif dans le projet, (c La Ci9nventiôn nationale met sous la sauvegarde des bçns citoyens la. fortune publique, la représentation nationale et la ville de Paris. »
Danton parla avec modération et voulut calmer la discussion; sans blâmer le dispositif du décret,, il disait : ,
c( L'aristocratie menace de renverser la liberté. Quand les périls sont communs à nous tous, il est indigne de nous de faire des lois pour nous seuls. Décréter ce^ qu'on vous propose, c'est décréter la peur>
— Qui, nous avons- peur, » lui dirent les interrupteurs.
11 fit valoir la réprobation que le projet de massacre avait rencontrée à la commune. Paris, selon lui, était prêt à défendre la Convention contre des traîtres. H y avait des lois existantes; pourquoi en demander de nouvelles? II insinuait que si un parti avait voulu