DISCORDE ENTRE LES SECTIONS
bruit; mais dans les rùèsoùelleSvpassateQty personn ne se joignait à cette troupe confuse. 11 ne fut pas dif- licile de les disperser; on sut qu'elles avaient reçu cinquante sous chacune.
La séance fut calme. Marat réclama la liberté d'Hébert, mais sans fureur, disant'seulement que les douze ^mettaient en liberté les aristocrates arrêtés et retenaient, les patriotes^ Malgré son opposition, un décret prescrivit aux comités révolutionnaires de quitter cette dénomination qui n'était point légale. — Les députés des diverses «ections se présentaient, les uns demandant la liberté d'Hébert, les autres protestant de leur dévouement à la Convention.
Les faibles démonstrations dea bons citoyens sufii-. saient cependant à jeter du découragement .daQS le parti insurrectionnel, au point que, pendant la soirée, lorsqu'on vint annoncer aux Jacobins que lescitoyens de la Butte-des-Moulins étaient aux prises nvec une autre section d'opinion opposée, la consternation et le trouble se répandirent parmi la société. Robespierre parlait et ne pouvait se faire écouter; il cherchait à les» ranitner. w J'invite le peuple à se mettre en insurrection contre l'Assemblée. '3i Ton continue à m'interrompre, je déclare que moi seul je mç mettrai en insurrection. », La nouvelle . avait été exagérée ; les Jacobins se ranimèrent aux paroles de Robespierre. Le 27 mai, au commencement de la séance, l'inquiétude était générale; la Montagne semblait plus audacieuse et plus agressive. Un rapport transmis par le maire de Paris disait: a Les deux partis sont très-prononcés,^ l'explosion est prête à éclater. -^ Oui, s'écriait ' Levasseur, voici le moment d'en décider. » Majrat avait