ROBESPIERRE
de démoeratie; où un extérieur sale^ des manières abjectes, le langage grossier, les passions brutales de la tabagie et du bagne étaient regardés comme l'indispensable signe du patriotisme , comme la marque de l'égalité; où s'entremettaient sous ce masque les espions e^ les agents de Tétranger.
C'était par cette infâme tyrannie que la Convention menait d'être subjuguée et décimée, sans même entrevoir la possibilité d'un moyen de défense.
La peur et la bonté augmentaient encore en voyant cfuel homme avait mis en mouvement toute cette fange :révolutionnaire. Les représentants de la nation se trouveraient-ils désormais enrôlés à la suite de Marat? succès qu'il venait d'obtenir, l'importance qu'il cquérait cpmme meneur de la dernière révolution liaient encore exalter son orgueil insensé, son délire cle haine et d'envie; il semblait abruti jusqu'à une férocité animale.
Robespierre inspirait d'autres alarmes aux conventionnels, qui ne s'étaient pas encore rangés sous ^on obéissance. Méfiant, jaloux, vindicatif, incapable de pitié. et même d'émotion, sanguinaire par peur et par système; sans décision. dans le danger, mais opiniâtre dans ses poursuites; sans nulle connaissance pratique des affaires ; Condorcet avait dit de lui qu'il n^avàit pas une idée dans la tète , pas un sentiment lans le cœur* Rien n'était positif, ni applicable dans les pompeuses maximes qui composaient ses discours; ses opinions suivaient les progrès de la Révohtion. On ne discernait jamais dans sa conduite un autre but que de^ détruire, que d'écraser des rivaux ou des contradicteurs ; il se complaisait dans ses phrases;