RÉCLAMATION DES DÉPUTÉS DÉTENUS. 1G
lution, mais qui n'abdiquait point sa raison, Sieyès, écrivait alors : a Ce faux peu pie , le plus mortel ennemi qu'ait jamais eu le peuple français, obstruait sans cesse les avenues de la Convention. A Tentrée et à la sortie de la Convention , le spectateur interdit était tenté de croire à Tirruption soudaine de nouvelles hordes de barbares , à Tirruption soudaine dl'une nuée de harpies voraces et sanguinaires, accou« rues pour se saisir de la révolution française comme 4i*une proie naturelle à leur espèce. »
C'était le peuple à qui Robespierre adressait ses sidorations; c'était le peuple qui venait de faire le Si mai. Les hommes , qui l'avaient employé à cette ^Deuvre , étaient eux-mêmes troublés de leur victoire. Ile avait été si facile qu'elle pouvait sembler obtenue r la ruse plutôt que par la force. Ils commencèrent en user sobrement et avec précaution, ne se Toyant pas encore en état d'exercer une tyrannie c^omplète et cruelle.
Plusieurs des représentants, qui s'étaient soumis
^rolontairement au décret d'arrestation, entre autres
Hianjuinais et Yergniaud, écrivirent en réclamant un
prompt rapport du comité de salut public, sur les
imputations calomnieuses qui avaient déterminé cette
mesure de rigueur. Lanjuinais remerciait même ses
collègues d'une condescendance qui avait peut-être
évité de plus grands attentats.
Cette soumission des Girondins, leur respect pour
un décret voté sans liberté et peut-être sans majorité,
Vintérêt qu'ils inspiraient à la Convention presque
entière et à la véritable opinion de Paris, les craintes
qu'on pouvait concevoir sur l'effet des journées du