‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 64 sur 108 · FIN DE LA RÉBELLION · texte numérisé non relu

FIN DE LA RÉBELLION

Elle ne pouvait pas Tètre aux coodiiions, dontl député^ fiigitifs ne voulaient point se départir. Que (pies-uns hésitaient parfois; mais au total, ils repou saient la pensée d'un retour à la monarchie , d'ui alliance avec les royalistes de la Vendée , d'une intc ligence avec l'Angleterre pour en obtenir des secoui Us n'avaient aucun plan, ni militaire, ni politiqu Les mesures que prenait l'assemblée de résistanc n'étaient ni proposées , ni décidées par eux. Us i valent tous ensemble dans l'hôtel de l'intendano s'occupant a rédiger des proclamations et des m< moires, en apologie de leur conduite, ou en accua tion de leurs ennemis. 11 y en avait qui faisaient d chansons patriotiques et des Marseillaises girondlm pour animer l'ardeur des soldats. Wimpfeu leur n présentait vainement qu'on ne pouvait espérer aucu résultat, en restant fidèles à un gouvernement qu'i voulaient renverser. Us accusaient sa lenteur et sou] çonnaient sa fidélité.

Ne voyant aucun moyen d'engager efficacemei la guerre , le général voulait sans doute gagn( du temps et obtenir quelque capitulation , qi servît de garantie aux députés et à toutes les pe sonnes conipromises dans cette tentative de rébeUioi Aussi , en écrivant au ministre de la guerre , la lett par laquelle il refusait de se rendre à Paris, y avait ajouté un billet sans signature. « Pour Dieu, révoqu< les décrets. Envoyez ici un homme qui ne soit p; abhorré ; restez tranquilles et laissez-moi faire. »

Dans les premiers jours de juillet, quelques coi pagnies venues de Bretagne, ou recrutées dans 1 Carabots se portèrent en avant, sous le commandeme de Puisaye; sa troupe marcha sans trouver de rési

Page 1