‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 72 sur 108 · DI8COCJR8 DE SANTON · texte numérisé non relu

DI8COCJR8 DE SANTON

Que leur mémoire soii flétrie , Et qu'avec leurs màues errants Sortent du sein de la patrie Les cadavres de ses tyrans. ^

En d'autres temps , les poëtés et les rhéteurs ont trop souvent chanté ou justifié de criminelles actions; mais il appartenait à une époque , où les lettres avaient acquis une autorité plus étendue^ de leur voir prendre Tinitiative. Ce qui passait dans les faits avait d'abord été infusé dans les esprit» faussés ou les imaginations perverties. « Ce qui était absurde^ disait Garât, nous a conduits à ce qui est horrible. »

Si Danton n'avait point l'ambition d'être le directeur principal de ce nouvel élan révolutionnaire , il tenait à ne pas rester en arrière. Les projets du comité de salut public furent pour lui l'occasion de développer ses idées sur le gouvernement qu'exigeaieiat les dangers de la république.

« Le moment est arrivé d'être politique. L'établissement du comité de salut public est une des conquêtes de la liberté. Il faut que la Convention donne à cette institution l'énergie et le développement dont elle est susceptible. Ce Cobourg, qui s'avance sur vôtre territoire, va rendre le plus grand service à la république* T^ous sommes menacés des mêmes dangers que Tannée dernière , mais le peuple n*e»t pas usé; puisqu'il a accepté la constitution ^ » — « Soyons terribles; faisons la guerre en lions. Pourquoi n'établissons-nous pas un gouvernement provisoire qui seconde, par de puissantes mesures, l'énergie nationale? Je le déclare, je n'entarerai dans aucun comité responsable; je conserverai ma pensée tout entière et

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la fiiculté de istimaler sans eesse eeui qui gouvernent. Il fànt, en* attendant que la constitcrfiôn soit en activité , ' ériger le comité de salut public eiv gouvernement) les ministres ne seront que ses premiers agents. » — a H fant mettre à la disposition de ce comité de gouvernement cinquante millions pour les dépenses politiques auxquelles nous obligent les perfidies de nos ennemis ; il les emploiera tous en un jour, S' il le juge utile, il faudra, après la récolte, que chaque commune fournisse un contingent d'hommes qui s'enrôleront d'autant plus volontiers, que le terme de la campagne approche. Chez un peuple qui Teut èbte libre, il faut que toute la nation marche, quand «a liberté eA menacée. L'ennemi n'a encore vu que l'avant-garde nationale. Nous donnerons au monde un exemple que nul peuple n'a encore donné, lia nation française a voulu individuellement , et pair. ^rit> le gouvernement qu'elle a adopté. Périsse un j)euple qui ne saurait pas défendre un gouvernement sussi solennellement juré ! La Vendée fait lagueite «ivec plus d'énergie que nous. Nous qui stipulons Jpour les générations futures, nous que l'univers cou* "lemple , comment se fait-il que nous envisagions dans %ne froide inaction les dangers qui nous menacent? Mje peuple a plus d'énergie que vous. La liberté est toujours partie de la base.... Une immense prodigalité ]K>ur la cause de la liberté est un.placemecft à ustire. SSoyes grands et politiques en tout Ayez une foule d'agents pour découvrir une foule de traîtres. Faites «urveiUer les frontières, afin que rien ne puisse s'écouler. ' Faites faire l'inventaire des armes ; donnez cent millions pour fondre des canons. » — « Â présent vous êtes purgés des intrigants ; vous n'êtes plus ti-

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