CUSTINE EST MIS EN ACCUSATION
ciations en ajoutant : « A bas les Jacobins ! » C'était^ hâter sa perte. Barère demanda qu'il fût mis en étal d'arrestation . Condé avait capitulé ; on attendait de jour en jour la reddition de Valenciennes. Pas une voix ne s'éleva pour le défendre. — « 11 faut, dit Danton, que la Convention sache ce qu'est Custine ; la nation a des doutes sur lui, il faut qu'il soit jugé. » La Clonvention ordonna qu'il serait détenu à l'Abbaye.
Quelques jours après arrivèrent les nouvelles de la capitulation de Valenciennes et de Mayçttce. La fureur des Jacobins s'alluma davantage encore lorsqu'on sut que les soldats de l'armée du Nord redemandaient presque séditieusement leur général. Il fut décrété d'accusation. Soubrany et Montant^ représentants en mission près de l'armée de la Moselle, attribuaient la prise de Mayence aux trahisons de Custine; les dénonciations affluaient; le comité de salut public n'examina point si elles étaient- vraisemblables > si elles n'étaient point dictées par une malveillance calomnieuse ou une exaltation aveugle. Barère qui, un mois auparavant^ avait annoncé, en termes si positifs , la confiance que méritaient le courage , l'har bileté et le patriotisme de Custine, déclara que, mieux instruit, le comité le reconnaissait pour un traître pareil à Du mouriez.
Quinze jours après il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire. A cette époque il n'y avait déjà plus à compter sur une apparence de justice; -niais la procédure * comportait encore certaines formes; la défense était gênée , mais admise ; l'accuBé pouvut faire entendre des témoins à décharge. L'acte d'açcusaAion était long. Fouquier-Tinville y avait réuni