‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 78 sur 108 · CU8TIME EST MIS EN ACCUSATION · texte numérisé non relu

CU8TIME EST MIS EN ACCUSATION

toutes les dénonciations , en les considérant comme des preuves certaines. Le général se défendit avec, sang-froid et fermeté, discutant comme s'il avait pu espérer que la vérité exercerait quelque influence sur de tels jurés et de tels juges.

L'accusation la plus; grave portait sur une lettre dont Custine contestait Tauthenticité, et qui conseillait au général Doyré, commandant de la place > d'aecep^r une capitulation honorable, afin de restituer à la république les services plus actifs et plus utiles d*un corps composé d'excellentes troupes. Les représentants Reubell et Merlin, enfermés à Mayence, avaient eu connaissance de cette lettre , et dans leur déposition ne parurent pas y attacher une grande importance. Elle n'était point de la main de Custine et la signature n'avait pas semblé pareille à la sienne. D'ailleurs le conseil exécutif était alors assez porté à désirer cette capitulation, sans avoir la fermeté de la décider. Bn supposant même que le général Doyré eût capitulé, sans y être contraint par la nécessité, cette letfre n'était, pas un ordre; elle lui avait laissé son libre arbitre et n'aurait pu l'excuser, ni incriminer Custine. Or, la Convention, avant que le procès com- Tnençàt, venait de reconnaître solennellement que la défense de Mayence avait été de tout point fort lonorable; le grief de la lettre était donc sans valeur. On avait fait grand bruit aussi d'un mot d'ordre ^onné à l'armée du Nord : « Condorcet, Paris et <k>nstitution, » qui aurait prouvé une complicité avec les Girondins. 11 se trouva que ce mot. d'ordre était ^u commencement de mai, avant que Custine fût arrivé à l'armée.

Le reste de l'accusation s'appuyait sur le témoi*

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