DISCORDES INTESTINES DANS LA CONVENTION
et faire les départemeDts, en voyant cette destruction de rÂssemblée nationale? On aurait voulu mettre fin à ce débat par un ordre du jour.
La Gironde était exaspérée ; elle était décidée à pousser son attaque jusqu'au bout. « Tous les liens de confiance mutuelle sont rompus^ » disait Gensonné, et, des deux côtés , on s'écriait: «Oui! oui! Cette s^dres^e demande l'appel au peuple : c'est ce que nous avons toujours voulu. Il est temps que le peuple sache, si c'est lui qui doit faire la loi ou si ce sera une misérable faction. — Voiïâ, le fait est trop certain, la république divisée ; il est impossible de faire cesser cet état de choses autrement que par l'expression du VŒU national. »
Enfin, Gensonné articula une imputation plus grave, a II existe une conjuration. Son but est de donner à la France la constitution de 1791 et une régence. «
Appeler conspiration des entretiens secrets entre Danton^ Robespierre et Marat; regarder, comme dçs projets, l'absence de conviction politique et une liberté d'esprit, qui admettait l'examen de toute hypothèse; convertit* la recherche des moyens de sortir d'embarras, en une détermination prise : c'était une grande ejcagération. En fait, le comité de salut public/ où ne siégeait aucun Girondin, s'inquiétait beaucoup des réunioi>s occultes de Danton , de Robespierre et de Pache, qui se tenaient à Charenton.^ Six des membres de ce comité, agissant de concert, prenaient des informations, mandaient le ministre et croyaient à peu prés ce que Gensonné venait d'affirmer publiquement. Ufi^ appelèrent Danton, qui leur donna pour