‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 93 sur 108 · GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE

enl. » — (f Les riches le sont devenus davantage rpuis les taxes faites en faveur du peuple ; elles ont loblé la valeur de leurs trésors , et leurs moyens de duction. » — '.< Trois milliards f vblés par les fourdsi^uirs et les ageilts , font aujourd'hui c(»neurrènce ec l'État^ quand il veut acheter. Ces trois milliards rmentent dans la* république et rendent le crime os* fort que la loi ; ils corrompent les généraux» ils idfûsetit les magistrats ^ ceux qui* se sont enrichis aillent s'enrichir davantage. Celui qui désire le ficesiuiire est puissant; celui qui désire le superflu st cruel. De là les malheurs. du peuple. »

Cet exposé de l'état de la France manquait de véité en ee qui totichait la nation. Âssjurément tous les âtoyens qui subissaient le pouvoir de la Convention, laaB être appelés à en exercer quelque délégation, ne pensaient point à s'enrichir. Chacun ne songeait qu'à ie garderde l'échafaud, de la prison ou de la spoliation- Quant au pauvre laborieux, il cherchait seuleaient à gagner un pain qui devenait rare dans le$ grandes villes, Si la faction dominante, qi^is^ répartîsBait l'autorité publique, était- telle que la décrivait Saint- Jiist, il fallait donc en conclure- que le gou* Kemement de la Convention^ désordonné et corrompu comme il le représentait , n'avait point conti^bûé à sauver. J\B* pays de l'invasion étrangère, et qu'il était responsable de la guerre civilo.

U y avait plus d'une année' que les républicains avaient déti*uit la monardiie par une. insurrection ; il y avait 'déjà quatre nfK)is qu'une insurrection oouvelte avait asservi et décimé la i^eprésentation nationalc^^ et. voilà les bienfaits que la France avait .recueillis- do cette double révolution ! Quels étaient les

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remèdes présentés par le comité dé salut public poui alléger tant de maux ?

Depuis que. les révohitiouuaires avaient cfaerch leur force .dans les passions haineuses qu'ils ; esLci taient parmi les classes inférieures , le mot d'ordr^^ était devenu : (( La guerre aux riches^ » Ils étaient j signés comme les enjieinis pubUcSé • tf II est nécessaij^ que vous chargiez Top^leiDce d tributs; il est nécessaire que vous établissiez un trirbunal pour que tous ceux qui^ depuis quatre an&> ont inanié les deniers pnblics^ rendent compta d^ leur fortune. » — « Quand, vous aurez ^>pauyri les ennemis du peuple> ils n'entreront plus en concurrence- avec lui. » Cette conclusion ne semblait pas facile à comprendre. Cela signifiait que lé peuple fournirait directement aux armées ce qui leur était nécessaire/ sans rintermédiaire du commerce. «Alors le peuple indigent ne sera plus humilia par la dépendance où il est tenu par le riche. » — ce. Le pain que donne le riche est amer ; il compromet la liberté; le. pain appartient 4e droit au pauvre. »

Puis, continuaieut les inintelligibles raisonnements dlune économie * politique propre à Saint-Just ; il voulait que les traîtres fussent pressurés. « Ifais, disait-il , si les émissions d'assignats ne cessent pas, si on n^eu diminue pas la circulation, le riche qui a des épargnes se mettra en concurrence, avec le peuple, avec Tagriculture, jivec les arts utiles^ et leur ravira les bras.qur leur sont nécessaires. On vous enlèvera les bras qui produisent; si les produits sont plus rares, ils deviendront plus chers^ Le riehe saura bien se les procurer, et la disette sera à son comble. » -— M Vous avez taxé les denrées à la moitié , au quart

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lu prix où elles étaient ; il fallait donc, ôter de la cir- :al^tLon la moitié ou le^ trois quarts du. signe. » — * « IJn des meilleurs moyens de faire baisser les denrées, c'est de diminuer les- fprtune^ et de forcer à 'éeoDomie. celui qui a trop. »

Saint-Just ^'apercevait peut-^ètre du peu de seus de x>ut ce qu'il disait. «Ces vérités , ajoutait-ily sont ûiùples et à la portée de tous ; elles appartjyennent iu coeur plus qu'à l'esprit. » Ce. qui signifiait que Bon langage s'adressait aux passions » ist non-pas à la rai-» son. IL s'est trouvé. des sophistes déclamateurs qui, lOQgtemps après U tyrannie et les <;alamités de cette époque, se sont- pris d'admiration pour deslionmaes pie la France a exécrés et méprisés ; montrer }eur ^oranee et 4eur déraison est un devoir pqup l'histo** rien. ,

L'orateur poursuivait son examen de là situation âeOiiomique. Il se consolait de l'anéantissement du commerce. extérieur, car il ruinait la France moins )ae l'Angleterre. « Là chambre des pairs et le trône sioront peut-être bientôt àijolîs par la misère pubU- {de et le ressentiment du commerce. » Recherc^nt [es causes du renchérissement des denrées, il con- FesBart un. autre méfait de l'administration révdutîonnaire. Les transports étaient devenus difficiles. v Les chemins sont ruinés pour la plupart. » A ce propos, il exposait une idée qu'il avait présentée au oon)ité.de salut public. Elle avait paru si étrange k 908 collègues qp'ils l'avaient unanimement repoussée \ (( On pourrait . employer les homno^es juste* mept suspects à l'éparer lôs routes ^ à percer les ça-

* MémairesdeBarôre. ' .

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