‹ Histoire de la Convention nationale, d'après elle-mêmeChapitre 12 sur 34 · TOME lU · texte numérisé non relu

TOME lU

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dan» la naturel^ "pour acquérir le droit de l'asservir »

Auprès avoir posé ces principes^ Saiot-Just combattait avec chaleur tons les faux points de départ des législateurs monarchistes^ ainsi que les erreurs dans lesquelles lui paraissait être tombé le comité de G>nstitutution. 11 terminait son admirable discours^ en proposant une série d'articles constitntionneb propres à établir le gouvernement que son imagi-* nation concevait.

Les idées démocratiques de Saint- Just eflray^reiit tellement le girondin Lanjuinais , soupçonné de royalisme, qu'il s'empi-essa de demander la priorité pour le projet du comité, sous prétexte que le nombre et la nature de ceux qui seraient probablement présentés ne tendraient qu'à embarrasser la Convention. Il fut appuyé par Salles, qui aurait voulu que les orateurs, au lieu de présenter des plans généraux, fussent tenus de se borner aux diiBPérentes bases d'une Constitution. Mais Fabrc-d'Eglantine et ïhuriot combattirent ces propositions, en faisant observer qu'on né pouvait admettre un plan sans l'avoir comparé aux autres; et ils obtinrent que la discussion resterait ouverte d'une manière générale et indéfinie.

On allait donc continuer à entendre les divers projets de Constitution^ quand le bruit d'une pompe triomphale, les cris de ww la République! wve Maraty se firent entendre autour de la Convention. Bientôt une foule immense dé peuple einvirotme la saille.

C'était les amis de Marat qui célébraient son acquittement par le tribunal révolutionnaire.

Les girondins avaient regardé le décret d'accasation rendu contre ce membre de la dépntation de Paris, comme un coup de parti, dont ils s'étaient réjouis, sads penser qu'ils établissaient par-là un précédent qui leur serait funeste^ tant l'esprit de parti aveugle les hommes, même les plus sages; et Marat avait été déféré au ttibunal révolutionnaire, qu'il avait concouru à établir. Il eut sans doute mieux valu suivre l'opinion de Buzot, qui ne voulait pas que Ton donnât de l'importance à cet homme, en s'occupant sans cesse de lui; car, en le mettant en accusation, pour des délits révolutionnaires, les girondins ne faisaient que lui préparer un triomphe , qui allait lui donner plus de consistance qu'il n'en avait.

On sent que les jacobins , les cordeliers et tous les ardens républicains de Paris durent se mettre en mouvement pour faire acquitter ce philosophe aus" tère, formé y disaient-ils, par le malheur et la mé^ ditation. On célébra ses qualités aux jacobins. Sud<^ vaut eux, Marat joignait à une âme de feu une grande sagacité, une profonde connaissance du cœur humain : il savait pénétrer les traîtres sur leur char de triomphe, dans le moment où le stupide vulgairi» les encensait encore.

Mafat ne pouvait être condamné; et quoique le tribunal extraordinaire ne fût pas encore composé comme il le fut plus tard, la discussion ne dura que

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